Campagnes de vaccination : cachez ce vaccin que je ne saurais voir

Les victimes de vaccinations n’ont-elles pas le droit que l’on prenne en compte leur souffrance ? La justice bloque les plaintes liées au vaccin contre l’hépatite B tandis que la campagne contre la grippe repart.


Sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, lupus, Parkinson, sclérodermie, fibromyalgie, Guillain-Barré, myosite, thyroïdite, syndrome en tout genre… les pathologies postvaccinales liées à la campagne de vaccination contre l’hépatite B au milieu des années 90 sont légion. Et voilà plus de dix ans que des centaines de victimes de cette campagne attendent que la justice reconnaisse leur malheur et leurs souffrances. Celles qui en ont encore la force ont déposé plainte au pénal et/ou au civil ; certaines, peu nombreuses, sont parvenues à une reconnaissance en accident du travail, d’autres ont eu droit à des règlements « amiables » et, en échange de quelques sous, ont été condamnées au silence. En général, l’organisme d’indemnisation, l’ONIAM, enterre les demandes sous toute sorte de prétexte.

L’Association Liberté Information Santé (ALIS) s’est constituée partie civile pour une centaine de dossiers au pénal sous le chef de « tromperie aggravée et publicité mensongère ». Depuis 2008, date du premier dépôt de dossiers dans le bureau de la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, elle essaie de faire avancer les revendications des plaignants. En vain : depuis plus de deux ans, les dossiers concernant le vaccin hépatite B sont bloqués au parquet. Plusieurs procureurs se sont succédé, faisant surgir à chaque fois une fugitive lueur d’espoir. « Les procédures sont stoppées, le parquet ne veut pas entendre parler de constitution de partie civile », confie Mme Bertella-Geffroy.

Un déni de justice

On assiste ainsi à un grave dysfonctionnement de la justice, conduisant à un détournement des institutions au détriment des droits des victimes. L’avocat Bernard Fau parle de déni de justice. Il estime en outre qu’il s’agit d’une atteinte très grave aux droits de la défense des victimes dans le cadre d’une procédure d’instruction pénale. Il faut dire que les magistrats, peu enclins à contrarier les intérêts de l’industrie pharmaceutique, sont confortés par les décisions des autorités médicales qui, s’appuyant sur des études partiales, déclarent que le lien de causalité n’est pas démontré et relancent les campagnes de vaccination. Les victimes ne sont pas prises au sérieux et au déni de justice s’ajoute le déni de diagnostic.

La moindre des choses serait que les mesures si fortement incitatives pour un vaccin si hasardeux donnent le droit aux victimes de se défendre devant la justice française pour les préjudices subis. Mais les pouvoirs publics ont sans doute mieux à faire, comme par exemple promouvoir le nouveau vaccin contre la grippe.

L’inutilité des vaccins sur le long terme

Le scientifique américain Raymond Obomsawin s’est intéressé aux maladies infectieuses qui ont fait l’objet de campagnes de vaccination notamment en Amérique du Nord et en Europe. Se basant sur différentes sources officielles et utilisant de très longues séries datant même du début du siècle dernier au sujet de la tuberculose, la rougeole, la coqueluche et aussi la grippe, il est parvenu à la conclusion très claire : les maladies infectieuses ont décliné bien avant le début des campagnes de vaccination. Il met aussi en évidence des corrélations troublantes entre le fait de rendre la vaccination obligatoire et le nombre de décès pour les enfants de moins de 5 ans, ainsi qu’une augmentation des maladies neurodégénératives comme l’autisme.

Scandaleux : vaccination contre la grippe H1N1, le retour

La classique campagne de vaccination contre la grippe a débuté le 23 septembre dernier. Et, surprise, la version finalement autorisée contient cette année la souche H1N1. Mais ne s’agit-il pas de reliquats du vaccin de l’an dernier ? Pas du tout, nous affirme-t-on. Et pour se montrer encore plus rassurant les autorités sanitaires insistent aussi sur le fait qu’il n’y a pas d’adjuvant. Décidément, on aura tout vu et tout entendu avec ce virus !