Cancer du sein, nouveautés et confirmations (partie 2)

Nous vous l’annoncions dans le numéro du mois de septembre, voici la deuxième partie de notre article sur les dernières études parues sur le cancer du sein. Des confirmations, mais aussi des nouveautés, décryptées et analysées par les soins du Dr Éric Ménat.

Le mois dernier, nous vous avions dévoilé quelques-unes des nouvelles recommandations liées au cancer du sein. Après les produits carbonés et un large point de vue sur les retardateurs de flamme, voici la suite de notre analyse des études récemment parues sur le cancer du sein.


Le perchloroéthylène interdit, et pourtant toujours là !

La toxicité de ce produit de nettoyage à sec n’est plus à démontrer. Il est classé officiellement cancérigène et il est interdit depuis 2013 d’installer de nouvelles machines utilisant ce détachant.

Pourtant, les anciennes machines sont toujours en fonction, et ce n’est qu’à partir de septembre 2014 que celles datant de plus de 15 ans doivent être remplacées. Mais du fait de leur nombre important, la disparition définitive du perchloroéthylène n’interviendra qu’en 2022 ! Je vous recommande de bien contrôler quels produits utilisent votre pressing pour les nettoyages à sec des vêtements ou autres textiles fragiles.

Un autre conseil : quand un vêtement ou un tissu sort du pressing, ouvrez l’emballage plastique qui l’entoure souvent à l’extérieur de votre domicile et laissez ce vêtement s’aérer quelques heures avant de le ranger dans vos armoires ou de le réutiliser. Vous voyez à quel point notre environnement personnel et professionnel peut être source de toxiques si on n’y prend pas garde. Mais heureusement, beaucoup de solutions existent. Avoir une vie et une maison plus saines est possible avec un peu d’attention et de bon sens.


Comment optimiser l’efficacité des médicaments

Deux études récentes sont à mentionner sur la prise de médicaments. Elles donnent des pistes importantes et simples pour optimiser les traitements.

 

  • Les antiulcéreux plus performants lorsqu’ils sont pris pendant les repas


Pendant les chimiothérapies, les patients se plaignent souvent de l’estomac. Le stress mais aussi toutes les drogues utilisées vont agresser la muqueuse de l’estomac et favoriser les gastrites ainsi que les sensations d’aigreur et de brûlures. Pour éviter cela, les médecins prescrivent souvent des IPP (inhibiteurs de la pompe à proton, appelés plus communément antiulcéreux). Il a été montré que ces médicaments plutôt bien tolérés étaient trois fois moins efficaces s’ils sont pris en dehors des repas. Un détail bon à connaître : si l’on doit prendre un traitement allopathique, autant qu’il soit le plus performant possible.

Pour limiter les sensations de brûlures d’estomac, d’autres solutions plus naturelles existent, dont l’homéopathie. On utilise surtout les dilutions de certains acides, en particulier Muriaticum acidum en 7 CH, mais d’autres peuvent convenir. Je vous suggère de demander conseil à votre médecin.
L’Aloe vera est sans aucun doute la plante la plus efficace pour soulager les gastrites. Utilisez-le en gel, le plus pur possible. On en trouve en magasin de diététique ou dans certains laboratoires par correspondance. Portez attention au professionnalisme du fabricant, car la notoriété de cette plante lui vaut parfois d’être exploitée à mauvais escient.

Dans les compléments alimentaires, j’utilise le colostrum, lait sécrété par les mammifères en fin de gestation, qui a une action cicatrisante sur les muqueuses. 

Le Quantabugast de Phytoquant est particulièrement fidèle. Il associe une forte concentration de colostrum avec de l’argile et des huiles essentielles de menthe et d’anis. Il m’a souvent permis d’arrêter les IPP.


Pour optimiser l’action du Tamoxifène, dormez dans le noir !

Le Tamoxifène est un traitement anti-hormonal du sein, utilisé surtout chez les femmes non ménopausées. On a montré récemment un phénomène curieux : il serait plus efficace si on dort dans le noir complet­. Les chercheurs pensent que la mélatonine, l’hormone du sommeil, est impliquée dans ce phénomène. Elle est déjà connue pour son action antioxydante et des études laissent penser qu’elle pourrait être utile en cas de cancer, bien que les mécanismes ne soient pas tous mis à jour. Ainsi, on a montré que les femmes qui travaillent la nuit ont deux fois plus de risques de déclarer un cancer du sein à cause d’un déficit de mélatonine.


L’étude sur le Tamoxifène aurait révélé que la mélatonine empêche les cellules cancéreuses de se développer et les rend plus sensibles au médicament. Essayez de dormir dans une chambre bien noire et attention à toutes les petites sources de lumière comme les différentes diodes des appareils électroniques qui restent allumées, sans parler du téléphone et de son utilisation nocturne… Je vous souhaite de bonnes nuits sur un matelas sans ignifuges, et donc, dans l’obscurité totale !