Des médicaments aux effets détonants

De plus en plus souvent, on se rend compte que les médicaments nous font encourir de graves problèmes de santé. Malgré ces risques qui vont de l’accident cardiaque à l’insuffisance rénale, ils ne sont pas retirés du marché. Voici la liste des dernières mise en garde…

Si chaque médicament est susceptible d’entraîner un certain nombre d’effets secondaires indésirables, on découvre de plus en plus souvent qu’ils ont des conséquences beaucoup plus graves sur la santé. Et peut-on encore parler d’effets secondaires quand un médicament est susceptible de mettre carrément notre vie en danger ? Oui, semblent répondre les autorités de santé qui, la plupart du temps, se contentent de mettre en garde. Voici un récapitulatif des derniers avertissements qui concernent une longue liste de médicaments.

Un rapport récent portant sur 11 molécules (voir p2 et p3) régulièrement utilisées au cours de l’épilepsie et des troubles bipolaires (psychose maniaco-dépressive) fait état d’un risque augmenté (en fait doublé par rapport à la population générale) d’idées suicidaires pouvant aller jusqu’au passage à l’acte ! En guise de réponse, les autorités sanitaires américaines (FDA) ont demandé que les notices mentionnent désormais le risque aggravé et l’Europe devrait adopter la même mesure.

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  • Le Risperdal et le Zyprexa (ainsi que le Seroquel à l’étranger) utilisés au cours des psychoses et affections apparentées (troubles bipolaires, maladie d’Alzheimer, voire troubles de l’attention avec hyperactivité) étaient considérés jusqu’à il y a peu comme une amélioration thérapeutique notable par rapport aux produits plus anciens tels que l’Haldol. Malheureusement, il n’en est rien : comme leurs prédécesseurs, ces molécules doublent le risque de mort subite par accident cardiaque à des doses moyennes et le multiplient par cinq à de fortes doses ! Ce qui est sans doute lié à la prise de poids également observée.
     
  • Enfin, la Fondation canadienne des maladies du cœur vient de lancer un appel à tous les médecins du pays, les exhortant d’arrêter au plus vite de prescrire conjointement deux classes de médicaments fréquemment utilisés au cours de l’hypertension artérielle. Il s’agit d’une part des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, chargés d’annuler l’action des hormones impliquées dans l’hypertension et d’autre part des sartans, une des familles pour traiter l’hypertension (voir en p. 3).

    Selon cette organisation, si ces médicaments ont une efficacité réelle et une assez bonne tolérance lorsqu’ils sont pris isolément, par contre, leur association augmenterait sensiblement le risque d’insuffisance rénale et de mort subite ! À ce jour, l’AFSSAPS (l’organisme français qui veille à la sécurité des médicaments) n’a pas encore réagi à cette annonce.

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Les médicaments associés aux risques suicidaires

  • La carbamazépine (Tégrétol), le divalproate (Dépakote), le felbamate (Taloxa), la gabapentine (Neurontin), la lamotrigine (Lamictal), le lévétiracétam (Keppra), l’oxcarbazépine (Trileptal), la prégabaline (Lyrica), la tiagabine (Gabitril), le topiramate (Epitomax) et le zonisamide (Zonégran).
     
  • Ont été rajoutées les substances suivantes : le clonazépam (Rivotril), le clorazépate (Tranxène), l’éthosuximide (Zarontin), le lacosamide (Vimpat), la méphénytoïne, le méthosuximide (NC), la phénytoïne (Di-Hydan, Dilantin, Prodilantin), la primidone (Mysoline) et la triméthadione (NC).

 

Des duos dangereux contre l’hypertension

La Fondation canadienne des maladies du cœur demande de ne plus associer les médicaments suivants :

  •  Acuitel, Briem, Captolane, Captopril, Cibacène, Coversyl, Énalapril, Fozitec, Justor, Korec, Lisinopril, Lopril, Moex, Odrik, Périndopril, Prinivil, Quinapril, Ramipril, Renitec, Tanatril, Triatec, Zestril et Zofenil,

avec :

  • Alteis, Aprovel, Atacand, Cozaar, Kenzen, Micardis, Nisis, Olmetec, Pritor, Tareg et Teveten.