Échapper aux infections nosocomiales

Le risque de contracter une maladie lors d’un séjour à l’hôpital est un problème de santé publique. Environ 800 000 patients seraient ainsi concernés chaque année. Si un nouveau dispositif incite les établissements à un meilleur contrôle de l’hygiène, mieux vaut être prudent si vous devez être hospitalisé. Voici nos conseils.

Être hospitalisé est en soi un traumatisme émotionnel qui entraîne une accélération du stress oxydatif et une baisse des défenses immunitaires. Mais c’est aussi courir le risque de contracter lors de son séjour une autre maladie que celle pour laquelle on est entré, et ce d’autant plus que les germes qui se développent dans les établissements sont devenus particulièrement résistants aux antibiotiques.

Ces infections, dites nosocomiales, sont l’une des plaies de la médecine moderne. Leur suivi est finalement récent car, jusqu’à ces dernières années, les informations ne reposaient que sur l’extrapolation au plan national des observations faites dans certains services hospitaliers.

Des chiffres préoccupants

Les infections nosocomiales restent parmi les principales causes de décès survenant à l’hôpital. Chaque année, environ 9 000 personnes en meurent alors que, pour 4 200 d’entre elles, l’état de santé à l’admission ne laissait pas supposer une telle issue ! Des chiffres qui, malgré les efforts entrepris, ne s’améliorent guère au fil des années. 

Depuis 2004, les établissements sont en effet tenus de remplir un « tableau de bord » visant à mesurer leurs actions et leurs résultats dans la lutte contre ces affections. Les hôpitaux sont ainsi notés de A à F (du meilleur au pire). Cette masse d’informations, pas toujours très lisible, permet tout de même de pointer certains risques avec, par exemple, la répartition des infections nosocomiales. Ainsi en 2006, elles ont concerné par ordre de fréquence :

  • L’appareil urinaire (30,3 %).
  • L’appareil bronchopulmonaire (14,7 %).
  • Le site opératoire en cas de chirurgie (14,2 %).
  • La peau et les tissus mous (10,6 %).
  • Le reste de l’appareil respiratoire (6,8 %).
  • Les bactériémies et septicémies (6,4 %).

Ces infections touchaient entre 5 et 19 % des personnes hospitalisées, les différences observées d’un hôpital à l’autre s’expliquent par un degré variable dans l’application des consignes de prophylaxie.

La trousse d’urgence

Aussi, en cas d’hospitalisation, il nous semble indispensable d’emporter certains remèdes afin d’aider l’organisme à se défendre s’il est en contact avec des germes présents sur place. C’est d’autant plus important si vous partagez une chambre à plusieurs lits. Il est donc conseillé de :

  • Maintenir ses défenses immunitaires à un niveau optimal : Visentiel, 1 à 2 comprimés chaque matin.
     
  • Conserver sa flore intestinale au meilleur niveau : Flor Protect ou ProbioticNut : 2 gélules par jour ; en cas de traitement antibiotique doubler pendant tout le traitement et le mois suivant.
     
  • En hiver et si on n’a pas pris de vitamine D depuis au moins trois mois, une ampoule de Stérogyl 15 H ou équivalent.
     
  • Dès qu’on se sent patraque, cuivre (Oligosol ou Granion) : 1 ampoule deux fois par jour pendant cinq jours.
     

En cas d’épidémie virale dans le service :

  • Vitamine C acérola 500 : 3 à 4 comprimés par jour.
  • HE de niaouli : 3 gouttes trois fois par jour sur un sucre de canne. Cela protège des virus mais aussi contre une éventuelle surinfection microbienne.

En cas d’infection déclarée, exiger le nom de l’agent microbien responsable. S’il s’agit du :

  • staphylocoque doré : huile essentielle (HE) d’arbre à thé et d’eucalyptus radié ;
  • pyocyanique : 2 HE au choix, cannelle de Chine (Cinnamomum cassia), géranium bourbon, giroflier et niaouli ;
  • colibacille : HE d’origan compact et de thym à thymol ;
  • candida albicans : 2 HE parmi les suivantes ; arbre à thé, giroflier, origan compact, sarriette des montagnes.

 

Précautions d'emploi des huiles essentielles : 

  • HE de naiouli (Melaleuca viridiflora ou Melaleuca quinquenervia) : 2 gouttes 2 à 3 f/j sur un sucre, un comprimé neutre, dans une cuillérée à café de miel ou dilué dans la tisane, pendant tout le temps du séjour hospitalier.
    Précaution : elle ne doit pas être administrée aux enfants, ni aux femmes enceintes ou allaitant
     
  • HE d’arbre à thé (Melaleuca alternifolia) : à usage strictement externe, en diffusion dans la chambre. 
    Précaution : à ne pas utiliser pendant les trois premiers mois de la grossesse.
     
  • HE d’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata) : 2 gouttes 2 à 3 f/j sur un sucre ou autre support déjà cité pendant une semaine.
    Précaution : elle ne pas recommandée aux femmes enceintes ou allaitant ainsi qu’aux asthmatiques.
     
  • HE de géranium bourbon (Pelargonium Roseum type bourbon) : en diffusion uniquement.
    Précaution : à ne pas utiliser pendant les trois premiers mois de la grossesse.
     
  • HE d’origan compact (Origanum compactum Bentham) : en diffusion uniquement.
    Précaution : déconseillée pendant tout le temps de la grossesse.
     
  • HE de thym à thymol (Thymus vulgaris à thymol) : une goutte 2 à 3 f/j sur un sucre ou autre support déjà cité pendant une semaine.
    Précaution : elle ne doit pas être administrée aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitant ainsi qu’aux personnes hypertendues.
     
  • HE de sarriette des montagnes (Satureia Montana) : en friction au niveau de l’organe concerné, fortement diluée (maximum 15%) dans une huile végétale (sésame par exemple).
    Précaution : comme cette HE est possiblement caustique pour la peau, elle ne doit jamais être appliquée pure.
     
  • Quant aux HE de cannelle de Chine (Cinnamomum cassia), de giroflier (Eugenia caryophyllus Sprengel ou Syzygium aromaticum) leur posologie doit être personnalisée par un aromathérapeute confirmé du fait de leur potentielle toxicité.
     
  • Pour diffuser des HE à l’hôpital, comme il est peu probable que vous puissiez utiliser un diffuseur, préférez un mouchoir pour l’imbiber de deux gouttes de chaque essence désirée (maximum deux), puis maintenez-le à distance respectable du visage et du reste du corps. Notamment, ne glissez pas ce mouchoir sous l’oreiller, ainsi vous éviterez tout contact accidentel avec la peau pendant votre sommeil.
 

 

Des adresses pour vous aider

Les informations officielles

  • www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr pour consulter les rapports et les tableaux de bord regroupant le suivi des infections nosocomiales.
  • www.icalin.sante.gouv.fr pour connaître les résultats de l’hôpital proche de chez vous. Tous les établissements ont l’obligation de participer à ce chiffrage des infections nosocomiales, mais en 2008 un peu plus d’une trentaine n’avaient pas publié leurs chiffres !


Les recours possibles en France

  • Le médiateur : www.securitesoins.fr
  • www.dossierfamilial.com/sante-psycho/maladie-accident/comment-prevenir-les-infections-nosocomiales,1233,6
  • Association de défense : Le Lien, BP 236 - 91943 Courtabœuf Cedex - Tél. : 01 69 07 26 26 - Site : www.lelien.typepad.fr ou www.association-lien.org
 
Infos et Point de vente : 
 
Visentiel
Laboratoire Synergia
BP 354
42015 Saint-Étienne Cedex 2
Tél. : 04 77 42 30 10
 
Flor Protect
Laboratoire Sofibio
BP 65
06240 Beausoleil
Tél. : 0 800 945 845
 
Probiotic-Nut
D. Plantes
BP 158
26204 Montélimar Cedex
Tél. : 04 75 53 80 09
 
LAF Curcuma-Poivre noir
Parinat
4 bis allée Charles-V
94300 Vincennes
Tél. : 01 43 98 89 85
Numéro vert : 0 800 77 99 21