L’arthrose touche près de 5 millions de Français. Elle survient surtout avec l’âge, car une personne sur deux de plus de 65 ans présente des lésions arthrosiques sur ses radiographies. De plus, environ 200 000 prothèses sont posées chaque année en France.
Traiter la crise douloureuse
- D’abord soulager la douleur. Le repos, souvent allongé sera la première chose à réaliser. Il faudra limiter les mouvements au minimum pour commencer et éviter le port de charge.
- Mais si c’est insuffisant, il faudra faire appel à des antalgiques (antidouleur) de type paracétamol associés à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme le Voltarène, le Nifluril ou le Kétum. Cependant, le problème des AINS est qu’ils sont irritants pour les muqueuses digestives (risque d’ulcère d’estomac et de colite). La cortisone ne sera réservée qu’aux cas importants et sur de courtes périodes. Il est rare d’avoir besoin d’utiliser des anti-TNF alpha en cas d’arthrose. Ils sont plutôt réservés à la polyarthrite rhumatoïde.
- On peut aussi utiliser la cortisone en injections intra-articulaires directes (infiltrations). Ces dernières seront effectuées obligatoirement par un médecin. Elles apporteront un soulagement des douleurs pouvant durer plusieurs mois. Mais elles ne traitent pas la cause. De plus, elles peuvent être dégénératives pour l’articulation (il est impératif de limiter leur nombre à 2 ou 3 pour une articulation). Il est mieux de leur préférer des injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (Hyalgan) qui lubrifieront l’articulation et qui n’ont que très peu d’effets indésirables.
- Cependant, il me semble préférable de commencer par des plantes comme l’harpagophytum (jusqu’à 2 grammes par jour) qui a montré à cette dose une efficacité comparable aux AINS sans en avoir les inconvénients. Le cassis (Ribes nigrum) est aussi intéressant.
On l’utilise en teinture mère (TM) à raison de 100 gouttes, une à deux fois par jour.
- On pourra y associer éventuellement des pommades de Kétum ou de Voltarène (AINS) très efficaces et nettement moins nocives pour le tube digestif que la forme orale. Il faudra par contre, être prudent à la photosensibilisation avec ces pommades et ne pas s’exposer au soleil après les avoir appliquées. La pommade au Silicium organique G5 est aussi excellente et calme très rapidement les zones douloureuses (2 à 3 applications par jour).
- On pourra également compléter avec des oligo-éléments (Granion) d’or, une ampoule le matin, qui a une action comparable à la cortisone (cortisol-like) et de cuivre (Granion), une ampoule le soir, qui a une action anti-inflammatoire.
Les autres traitements possibles
- L’acupuncture et l’auriculothérapie agissent sur la douleur et sur l’arthrose. Ils permettent également de retrouver une bonne souplesse articulaire et de relancer les forces d’auto-réparation de l’organisme. La technique des moxas (points chauds) permet souvent de débloquer les articulations gelées.
- La mésothérapie opère avec des micro-injections sous-cutanées de médicaments classiques. L’intérêt est qu’avec de très faibles doses (1 ml), on obtient des résultats très importants et rapides. Il est possible également d’utiliser des produits homéopathiques injectables (comme le mélange Articulation 4 CH, Os total 4 CH, Cartilage 4 CH, Moelle osseuse 4 CH) mélangé avec de la procaïne. L’effet est un peu plus long mais traite le fond de la maladie arthrosique. Cette méthode est indiquée pour soigner les articulations superficielles comme un genou, un doigt ou une épaule.
- La micro-immunothérapie est aussi très efficace dans les arthroses en poussée aiguë et les arthroses invalidantes ou généralisées. Elle agit en stimulant le système immunitaire et en bloquant l’effet déstructurant de l’IL1. La formule ARTH est très intéressante.
- Les appareils laser (à condition qu’ils soient pénétrants) sont remarquables sur les articulations superficielles, notamment sur les genoux et les mains.
- Certains appareils à champ magnétique pulsé ainsi que des appareils utilisant les courants électriques (souvent galvaniques) ont aussi des résultats intéressants, selon les cas. Les appareils améliorant l’oxygénation, comme le Bol d’air Jacquier, contribuent aussi à renforcer les cartilages et à lutter contre l’inflammation de l’articulation.
- La magnétothérapie également apporte un mieux. Elle consiste à utiliser des aimants, des bracelets, des ceintures de métal. Une équipe britannique a démontré une efficacité probable des bracelets métalliques sur les douleurs rhumatologiques (British Medical Journal, 18-25 décembre 2004).
- Il faut aussi penser à la médecine énergétique. Elle élimine les énergies « perverses », comme disent les médecins chinois, rééquilibre la circulation énergétique et repolarise l’articulation douloureuse. De même, la réflexologie (massage de points réflexes) est également une solution intéressante.
- Enfin, il ne faut pas oublier les bienfaits des cures thermales qui concourent également à recouvrer une bonne santé articulaire. Il faut compter trois séjours de trois semaines dans une station spécialisée en rhumatologie pour obtenir un effet complet.
Commentaires (17)