L’apnée du sommeil

Apnée du sommeil

Avec l’arrivée de premières chaleurs, les consultations pour des problèmes d’apnée du sommeil sont plus fréquentes. Actuellement plus de deux millions de personnes présentent un SAOS (syndrome d’apnée obstructive du sommeil).

Cette affection se caractérise par la survenue répétitive d’obstructions respiratoires complètes (apnées) ou partielles (hypopnées).

On calcule le nombre de ces obstructions par heure de sommeil (indice IAH). Cela entraîne un arrêt du flux respiratoire pendant plus de 10 secondes. Ces troubles viennent perturber le sommeil induisant des réveils nocturnes et gênant la récupération.

En plus des arrêts respiratoires, les symptômes évocateurs sont, ronflement, réveils nocturnes en haletant, fatigue (surtout matinale), somnolence pendant la journée, urines fréquentes pendant la nuit, maux de tête matinaux
 
Les conséquences peuvent être grave :
  • augmentation des problèmes cardiovasculaires (accidents vasculaires, infarctus, hypertension artérielle),
  • troubles du comportement (irritabilité, dépression, fatigue morale),
  • accidents de la route suite à un endormissement.
Les causes sont mal connues :
  • problème anatomique de la gorge (luette allongée, grosse base de langue, amygdales volumineuses, maxillaire inférieur en retrait),
  • Problème d’hygiène de vie (surpoids, tabagisme, alcool en soirée).
En cas de doute sur un SAOR, il faut alors se diriger vers un spécialiste (ORL ou pneumologue). Les examens consistent en une polygraphie respiratoire (étude des paramètres respiratoires et de la saturation du sang en oxygène) ou une polysomnographie (enregistrement des paramètres du sommeil par électroencéphalogramme).
 
En cas de SAOS, il est impératif de commencer par une perte de poids, la reprise d’un exercice physique régulier, l’arrêt du tabac et de l’alcool. Ces mesures peuvent être suffisantes à elles seules pour résoudre le trouble.
 
Les traitements modernes consistent en une ventilation par pression positive continue (VPPC) grâce à un appareil compresseur relié à un masque que la personne doit appliquer sur sa bouche toute la nuit.
 
Autrement, selon les situations, une orthèse d’avancée de mandibule (pour avancer la mâchoire inférieure) ou une petite chirurgie ORL (amygdales, luette, déviation, voile du palais…) peuvent être indiqués.
 
En compléments des conseils d’hygiène de vie, les traitements naturels consisteront en homéopathie, Opium 15 CH : 5 granules le soir au coucher qui agira sur le ronflement avec Rosmarinus officinalis TM (teinture mère) : 50 à 100 gouttes le soir au coucher. Le magnésium, les antioxydants (SOD, glutathion, concentré de grenade) et une détoxication (chlorella) apporteront une aide précieuse.
 
Un soin ostéopathique (vertèbres cervicales et os du crâne) est également à préconiser systématiquement (souvent à l’origine du trouble). Tous les traitements visant à rééquilibrer le système neurovégétatif seront très intéressants : nasothérapie, acupuncture, champs électromagnétiques pulsés… enfin, le bol d’air Jacquier et des séances d’EFT (www.technique-eft.com) apportent également des réponses à ce problème.
 
 

Commentaires (3)

Bonjour,
J'ai 39 ans. Il y a quelques années maintenant je perdais mes emplois car j'étais sans arrêt fatiguées et mes employeurs pensaient que je faisais la fête. De plus, je suis atteinte d'une maladie orpheline, les tremblements essentiels depuis l'âge de 18 ans ; mais revenons-en au sujet. Aujourd'hui, je suis appareillée pour mon apnée du sommeil et heureusement. Pourquoi y-a-t'il encore tant de médecin qui mettent ça sur les troubles psychiatriques et ne vont pas chercher d'autres causes ? Moi, ils ont compris mon apnée un jour que j'étais au service des urgences pour une migraine très importante, je me suis endormie et j'ai arrêté de respirer, le médecin est entré dans le bloc à ce moment-là, il a cru que j'étais en train de mourir. C'est comme ça que l'on a reconnu mon apnée ; avant j'étais "DÉBILE MENTALE et je faisais de la flémingite aigüe" ; c'est ce que mon médecin généraliste de l'époque m'a dit car aujourd'hui j'ai changé bien évidemment.
Corinne

Précision : les causes anatomiques de l'apnée du sommeil sont :

- un palais étroit,
- une mâchoire du bas ou mandibule trop en retrait et trop petite.

Ces deux conditions se traitent très bien par orthodontie précoce chez l'enfant :
http://www.holodent.com/article-12528154.html

A 20 ans, notre fils a souffert d'une apnée du sommeil sévère qui provoquait une absence d'attention très prononcée et même des phénomènes de prostration. Des médecins l'ont alors soigné pour une schizophrénie jusqu'au jour où on diagnostiqua cette apnée.
Un médecin de l'hôpital de Nantes, spécialisé dans le soin des maladie du sommeil, après une polysomnographie, lui a donné le moyen de dormir sur le côté droit, le seul où l'apnée ne se manifestait pas (avec des balles de tennis fixées au vêtement de nuit). Le trouble a totalement disparu. Six ans de recul sans histoire.

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