L’alchimie n’est pas une légende, ni une science morte. Les récentes découvertes thérapeutiques d'un alchimiste Allemand montrent que cette science est encore active et particulièrement innovante. Le docteur en médecine et alchimiste Werner Nawrocki a élaboré une quintessence d'œuf qui montre un grand pouvoir curatif sur des pathologies aussi diverses que : brûlures, infections bactériennes et virales de la peau, athérosclérose ou parodontose.
La pierre philosophale, qui est le but de « l’œuvre alchimiste » est rentrée dans la légende au fil des siècles car elle est censée pouvoir transmuter tous les métaux vils (fer, étain, cuivre…) en or.
Cette recherche n’est pourtant que secondaire aux yeux des maîtres de l’art alchimique. Ils cherchent avant tout à réaliser la « médecine universelle ». Le plus connu et le plus sérieux des alchimistes Français du XXème siècle, Fulcanelli écrit dans Les demeures philosophales : « Obtenue sous forme saline, elle (la pierre philosophale) n’est utilisable que pour la guérison des maladies humaines, la conservation de la santé et l’accroissement des végétaux. […] Sa valeur curative et la diversité de son emploi en thérapeutique en font un auxiliaire précieux dans le traitement des affections graves et incurables ».
L’alchimie : médecine royale
L’histoire de l’alchimie se confond avec l’histoire de la médecine, de la pharmacie et de la chimie moderne. Pour exemple, c’est au médecin et alchimiste suisse du XVème siècle Philippus Theophrastus Bombast von Hohenheim dit Paracelse que l’on doit l’introduction en médecine des préparations chimiques, des minéraux, des métaux en petites quantités, des oligo-éléments (avant la lettre) qui ont une action si efficace sur nos organes. Il était également attaché à une thérapeutique utilisant les plantes de façon complémentaire à celle des minéraux, inaugurant ainsi la iatrochimie (iatro en grec « médecin »), ancêtre de la chimie pharmaceutique.
C'est grâce à cette médecine que Paracelse parvint à enrayer plusieurs maladies de son temps : peste, certaines maladies nerveuses (épilepsie, hystérie, syphilis).
L’un des élèves de Paracelse, Guy-Crescent Fagon, fut le premier intendant du Jardin Royal des Plantes (actuel Jardin des Plantes) et le médecin personnel du roi Soleil, Louis XIV qui eut le règne le plus long de l’histoire de France et qui vécut tout de même 77 ans.



Commentaires (3)