Angine virale

Les angines sont essentiellement liées à deux catégories de germes : les bactéries ou les virus. Poste avancé du système immunitaire, les amygdales font partie d’un anneau de défense de l’organisme situé au fond de la gorge et auquel participent également les végétations.

Ainsi, en théorie, aucun germe ne peut pénétrer ni par le nez ni la bouche sans que l’organisme n’en soit averti. On peut donc comprendre que ce soit là également que se passe la lutte contre les germes avec pour conséquence une inflammation. La gorge rouge est alors un phénomène de défense. Mais si cela ne se calme pas rapidement, alors l’infection peut se greffer ailleurs dans l’organisme.
Les conséquences d’angines mal soignées peuvent donc être graves, non pas par l’amygdalite (inflammation des amygdales) elle-même, mais parce que les germes peuvent se greffer ailleurs (poumon, rein, cœur, articulations, intestins). Enlever les amygdales ne résout alors pas pour autant le problème car les germes vont directement en aval pour provoquer trachéite et gastro-entérite.


Diagnostic

Tous les virus sont susceptibles de donner une angine car c’est la première étape de la contamination qui se fait en général par inhalation de l’air
(virus grippaux, rhinovirus, maladies infantiles, roséole, rougeole, etc.) ou par les aliments contaminés (virus de gastroentérites) ou encore par la salive (mononucléoses et herpès).
Il n’est pas toujours évident de différencier une angine virale d’une angine bactérienne. En théorie, la forme bactérienne est unilatérale alors que les virus déclenchent plutôt une inflammation de l’ensemble de la gorge. Mais on préconisera de faire un prélèvement pour analyse bactériologique de façon à éliminer l’angine à streptocoque, notamment chez l’enfant. Les angines bactériennes se soignent différemment.
Une fois ce diagnostic éliminé, c’est le contexte général qui permet de s’orienter :

  • Dans les maladies éruptives infantiles, l’angine est associée à un énanthème (éruption ORL interne). Les muqueuses et la langue peuvent donc aussi être enflammées.
  • Dans les herpès et la mononucléose infectieuse, la gorge est le siège d’angine récidivante avec courbatures, état pseudo-grippal, fatigue générale.
  • Dans les gastro-entérites, l’angine est rapidement suivie de nausées puis de diarrhées.
  • Dans les rhinoviroses, l’angine s’associe à un écoulement nasal et à un rhume nasal.
  • Enfin, dans la grippe, elle précède la trachéite puis la fièvre.

Quels antiviraux ?

Il y a plusieurs façons de se protéger des virus, que ce soit pour prévenir la maladie ou pour éviter les surinfections.

 

Les gestes d’hygiène


  • Il faut se laver les mains soigneusement, éviter de se trouver dans le champ de postillons des personnes qui toussent. Les masques ne suffisent pas car la contamination, pour la grippe notamment, peut se faire par la muqueuse oculaire. Il est possible de se frotter les mains avec du vinaigre et aussi de prendre des plats vinaigrés car l’acide est un bon antiviral.

 

Les huiles essentielles

On peut aussi utiliser les huiles essentielles :
 

  • Par exemple prendre : 1 goutte de Rhuphybio, un complexe d’huiles essentielles à base de ravintsara, d’agatophyllum, d’eucalyptus, de girofle, etc. Ces huiles sont efficaces sur les principaux virus grippaux et herpétiques. Il faut cependant tenir compte des contre-indications pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 10 ans.
  • En dehors de ces réserves, on peut en mettre 1 goutte sur les mains et 1 autre dans la bouche, et encore 3 ou 4 autres dans un brumisateur ou un bol d’eau chaude pour assainir les pièces.

En phytothérapie

  • Le miel, la propolis, l’huile de pépin de pamplemousse bio peuvent aussi être pris régulièrement pour renforcer la prévention des risques de surinfection bactérienne. En effet, le problème des angines virales est qu’elles fragilisent l’organisme. Et il peut s’ensuivre une infection bactérienne.
  • Il est aussi possible d’agir localement en gargarisme mais, dans ce cas, il faut éviter l’eau trop chaude.
  • On peut utiliser Phytolacca et Calendula en teinture mère à condition de ne pas les avaler. Prendre 1 cuiller à café de chaque dans un verre d’eau tiède, trois fois par jour après s’être lavé les dents.
  • Comme préventif des viroses, prendre également régulièrement des vitamines C naturelles, des alkyl-glycérols et de l’échinacée. Par exemple Œmine Alkyl : 2 capsules le matin et Echinacea TM : 10 gouttes le matin.
  • En tisane, la camomille est utile car elle calme l’inflammation ; c’est une plante fébrifuge, digestive et antispasmodique.
  • Si on n’a pas le temps de prendre de la tisane, prendre Œmine Febril : 2 gélules trois fois par jour. Ce mélange de plantes avec de la camomille contient notamment de la lutéoline qui agit comme antiviral sur l’herpès, les mononucléoses et les virus respiratoires. Faire des cures de dix ou vingt jours, selon la virose en cause.

En homéopathie :

  • Classiquement on préconise Mercurius solubilis 5 CH pour l’angine banale.
  • On peut associer en cas de brûlure ou de fièvre Belladona 5 CH : 5 granules trois fois par jour.

Œmine Alkyl, Œmine Febril
Phytobiolab SARL
ZA La Ménude 2
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