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La remise en place de l’atlas permet une connexion avec son « moi » profond

Tout comme le titan Atlas portait le monde sur ses épaules, notre première vertèbre cervicale soutient l’ensemble de notre crâne. D’elle dépend le bon alignement nuque-omoplates-bassin-sacrum. Généralement luxé dès la naissance, il suffit de le remettre dans son axe pour libérer les tensions. Sandra Lagarrigue-Dary explique comment cette technique permet aussi une libération émotionnelle des mémoires profondes.


Principes de Santé : Pourquoi vous êtes-vous intéressée au replacement de l’atlas, la première vertèbre cervicale située juste sous le crâne ?

Sandra Lagarrigue-Dary : Au cours des séances de réflexologie, je voyais que le corps n’était pas aligné, principalement au niveau des épaules. Les différentes douleurs s’atténuaient mais il restait toujours en distorsion. Je sentais souvent des tensions dans la région de l’occiput avec une raideur de la nuque. D’où venait la douleur ? Et avait-elle un sens ? Généralement, les personnes souffrantes étaient contrariées dans leur quotidien. Je me suis donc posé la question : « La douleur peut-elle avoir un lien avec ce que je vis, ce que je ressens ? »

J’ai alors compris que le corps est un baromètre émotionnel. Il suffit juste de trouver les causes de l’émotion pour pouvoir se libérer de la douleur. Mais chaque fois que l’on vit une situation difficile, elle revient. Je cherchais donc un moyen de se libérer à la fois de la douleur émotionnelle et de la douleur physique pour devenir autonome dans toutes les situations. J’avais entendu parler de l’atlas mais je ne connaissais pas les conséquences physiques et psychologiques qui pouvaient être en lien avec une éventuelle luxation. Il y a un an, un thérapeute suisse, qui pratique la remise en place de l’atlas, est venu animer des formations à sa méthode en France que j’ai donc suivies.
 

P. de S. : Pourquoi cette vertèbre particulièrement ?

S. L.-D. : Dans la mythologie grecque, le titan Atlas est condamné par Zeus à porter la Terre sur ses épaules. Dans le corps humain, la première cervicale s’appelle également atlas : elle soutient l’ensemble du crâne et permet l’alignement nuque-omoplates-bassin-sacrum. 

Elle joue un rôle dans les mouvements de la tête : rotation, flexion, extension, inclinaison latérale. Elle abrite la moelle épinière (système nerveux central), qui maintient nos fonctions vitales, et le siège des aptitudes cérébrales de l’intelligence.

Sur le plan éthérique – qui échappe à la majorité d’entre nous –, la région de l’atlas sert de lieu des mémoires profondes. C’est aussi là, dans ces vertèbres, que passent les énergies cosmiques et telluriques, du Ciel et de la Terre.

P. de S. : Ce problème est-il fréquent ?

S. L.-D. : Des recherches effectuées en Suisse dans les années 1990 ont démontré que presque tous les humains ont, à la naissance, un atlas plus ou moins déboîté. La science ignore pourquoi. Un traumatisme pendant l’accouchement n’est pas exclu, néanmoins les enfants nés par césarienne ont aussi l’atlas luxé.
 

P. de S. :Quels sont les symptômes provoqués par un déplacement de l’atlas ?

S. L.-D. : Lorsque l’atlas n’est pas en place, le corps est soumis à des tensions physiques et des distorsions qui peuvent provoquer lumbagos, sciatiques, problèmes aux genoux et aux hanches, torticolis… Cette première vertèbre (C1), liée directement au système nerveux central, peut être impliquée dans des dysfonctionnements neurologiques comme les migraines, la fatigue chronique, la dépression, les vertiges, les bourdonnements, la nervosité, les insomnies, la perte d’équilibre.
 

P. de S. Quelle est votre technique pour replacer l’atlas ?

S. L.-D. Il s’agit d’un moment de détente pendant lequel le corps se relâche totalement pour reprendre une position juste. C’est dans cet espace du « rien » que le « tout » se met en place : les mémoires profondes se libèrent et permettent ainsi aux différentes énergies subtiles de circuler à nouveau. Le corps se rééquilibre dans une harmonie totale. Une nouvelle conscience du « soi » et du « tout » s’installe, et chacun découvre, ou redécouvre, l’être qu’il est.
 

P. de S. Le résultat est-il durable ? Faut-il plusieurs séances ?

S. L.-D. Il est durable et visible sur le plan physique car il existe des moyens de vérification qui ne trompent pas : la rotation et la flexion du cou, l’alignement du bassin… Cependant, un choc violent, comme une chute ou un accident, peuvent à nouveau déboîter l’atlas. Une seule séance suffit mais il arrive, dans de rares cas, qu’une seconde soit nécessaire.

Du point de vue symbolique, il existe un seul cas pour lequel l’atlas se déboîtera à nouveau : le jugement. En effet, lorsqu’on est dans le jugement, on crée une dualité (bien/mal) et on ressent sur le plan vibratoire une discordance : on n’est pas en phase avec soi‑même. La remise en place de l’atlas permet de prendre du recul par rapport au flux de pensées permanentes créées par le mental. On n’est plus dans l’esprit « il faut, je dois, ce n’est pas bien, que vont penser les parents, les voisins ? ».

Lorsqu’on est dans le mental, on se ment à soi-même car on ne s’écoute pas, et on agit souvent pour les autres ou par rapport aux autres en fonction de ses propres croyances et de ses expériences du passé. Or la remise en place de l’atlas permet la connexion à soi‑même et d’accéder à l’unité. Les choses ne sont ni bien ni mal : elles sont. Une autre vision de l’existence se met en place.

P. de S. Que ressent la personne après la remise en place de son atlas ?

S. L.-D. Chaque personne étant unique, les ressentis des uns et des autres peuvent être très différents. Dans la majorité des cas, les gens se sentent plus légers, mieux dans leur corps. Certains parlent de mieux-être comme s’ils découvraient ou redécouvraient de nouvelles sensations, se sentent plus en phase avec eux-mêmes, évoquant aussi une connexion avec leur « moi » intérieur.

Pour d’autres, il arrive que, durant les jours qui suivent, surviennent quelques désagréments physiques comme de la fatigue ou un peu de fièvre. Cela signifie que le corps a bien intégré les modifications et que tout se met en place à son rythme.
 

P. de S. Qu’entendez-vous par le développement de la connexion avec son « moi » intérieur ?

S. L.-D. Avant la remise en place, le mental prédomine, douleurs et mal-être alimentent les pensées négatives et développent le ressassement intellectuel. La personne est en prise constante avec les pensées auxquelles elle s’identifie, sans être consciente qu’elles ne lui appartiennent pas.

La remise de l’atlas permet d’accéder à une autre dimension : celle d’être soi-même, de vivre et de ressentir les événements de la vie d’une manière tout autre. Une connexion s’opère qui laisse le mental de côté et donne la possibilité d’aller sur le chemin du Moi. Le lâcher-prise devient une réalité et une nouvelle conscience apparaît. La circulation d’énergie dans l’atlas structure l’être.
 

P. de S. Cela veut-il dire que le replacement de l’atlas permet à la fois un rééquilibrage ostéoarticulaire général et un développement intérieur de la personne ?

S. L.-D. On peut le voir ainsi. Après la remise en place, on remarque une amélioration du corps physique – sauf pour ceux qui s’ancrent dans les résistances au changement. Mais également psychique : la personne découvre ce que signifie être en conscience « ici et maintenant ». C’est le début de l’autonomie car on ressent mieux ce qui est juste pour soi et on s’écoute davantage, laissant de côté ce qui nous semble moins essentiel. On est plus en phase avec son environnement puisqu’on est libéré des douleurs et des tensions physiques et psychiques. C’est le début de l’authenticité. Pour beaucoup, les événements qui surviennent après cette connexion sont souvent vécus différemment. On est davantage dans l’accueil des situations : c’est la découverte du présent.

Tant qu’on n’en a pas conscience, il est envisageable de vivre et de rester dans certaines situations qui sont rassurantes mais qui ne conviennent pas forcément. 

Une fois que cela est compris, il n’est plus possible de faire comme avant. Le souhait de remettre l’atlas à sa place signifie aussi accepter les éventuels changements qui vont se produire par la suite. On est ainsi créateur et acteur de la vie que l’on souhaite.

 

  • Sandra Lagarrigue-Dary s’est formée à la réflexologie faciale, EFT, hypnothérapie, chromothérapie, auriculothérapie, ainsi qu’au rééquilibrage de l’atlas auprès de Silvain Décosterd, le tout dans une optique de prise en charge de l’être dans sa globalité.

 

 

En savoir plus : 

Plusieurs sites évoquent le rééquilibrage de l’atlas :