La trachéite

QUELLES CAUSES ?

La trachéite peut être infectieuse, le plus souvent virale, puis bactérienne par surinfection, et parfois mycosique. Bien que longtemps nié, Candida albicans peut parasiter la trachée. Plus fréquentes sont les causes irritatives (types microparticules, ozone, etc.). La fumée de cigarette est bien sûr en cause car elle contient des goudrons et des dérivés métalliques extrêmement nocifs pour la trachée.

LES SOINS NATURELS

Les soins naturels de la trachéite font appel à des plantes émollientes et antitussives, à des antiviraux, voire à des antibactériens.

Les émollients

Les médecins pensent que les émollients n’ont rien pour eux : sans effet immédiat, ils ne sont ni antalgiques ni anti-inflammatoires, pas même antitussifs. Et pourtant, les plantes émollientes ont pour action d’amollir et de fluidifier les mucosités. Les anciens pensaient qu’elles attirent l’humidité par leur mucilage doux, permettant de relâcher les tissus fibreux tendus et enflammés, et de produire un mucus fluide et apaisant. Elles agissent autant sur les muqueuses ORL que sur celles des poumons et de l’intestin. On peut citer la mauve et l’érysimum. Comme complément contenant entres autres ces plantes, on utilise Œmine Dou : 3 gélules au coucher, vingt jours minimum (quatre à six mois si trachéite chronique).

Les antitussifs

Deux plantes sont spécifiques de la toux quinteuse trachéale : le droséra et le grindélia. Elles peuvent être utilisées ensemble, en hydroalcoolat par exemple : 50 gouttes trois fois par jour de Droséra HATM et de Grindélia HATM. Sous cette forme, ces plantes ont une action antispasmodique, notamment sur les toux coqueluchoïdes (salves de toux quinteuses et sèches avec spasme et sensation d’étouffement). La durée de traitement est de huit à quinze jours.

Les fébrifuges et anti-inflammatoires

La plus utile des plantes fébrifuges est certainement la matricaire. Par exemple Œmine Feb, 2 gélules toutes les quatre heures en phase aiguë, pendant trois à quatre jours, puis 2 le matin et le soir pendant vingt jours.

L’homéopathie

On l’utilise notamment chez l’enfant, qui ne peut prendre d’alcool. Contre la toux, Drosera 4 CH et Grindelia 4 CH (5 granules trois fois par jour). Ajoutez Ferrum phosphoricum 4 CH pour l’inflammation (5 granules matin) et Aconitum 4 CH (5 granules le soir), si la toux est associée à des frissons et à un état fébrile. En cas de sifflements et de tendance aux spasmes, Ipeca 4 CH (5 granules).

Le miel et la propolis, ainsi que l’extrait de pépin de pamplemousse, renforcent aussi l’arsenal des soins naturels. En sirop, l’hélicidine (dérivé de l’escargot) est utile. Parmi les huiles essentielles, il faut sélectionner celles qui ne sont pas irritantes, comme la lavande et la marjolaine : 3 gouttes de chacune à inhaler dans un bol.