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Protéger son foie en cas de cancer

Le foie est un organe à part, aux très nombreuses fonctions. Le soutenir et le protéger est essentiel, surtout en cancérologie. Si l’allopathie n’a pas de solutions à offrir, la phytothérapie propose un large éventail dédié. Protéger, réparer, drainer, voici mes préférences. Le foie est un de nos principaux émonctoires et joue bien d’autres fonctions que nous avons déjà largement détaillées. En cancérologie, agir sur le foie sera évidemment essentiel, d’autant plus que cet organe est souvent agressé par les traitements chimiques. Je vous propose de vous faire découvrir les plantes incontournables que j’utilise pour le préserver.


Desmodium : le protecteur

C’est la plante la plus citée en cancérologie. Découvert par le Dr Tubéry lors d’une mission humanitaire au Cameroun, le desmodium protège la cellule hépatique de tous types d’agressions. C’est pourquoi on l’utilise pendant les chimiothérapies à raison de 6 à 10 g par jour en décoction (bouillir 7 g de plante séchée dans 1 litre d’eau pendant 15 minutes). Sinon, plusieurs laboratoires proposent des sirops. Le Desmopar est une des références. Un nouveau produit est aussi proposé : le Quantasmodium+.


Chardon-Marie : le réparateur

Cette plante a été très étudiée, car elle est riche en silymarine qui possède plusieurs propriétés (antioxydante, anticancer). Le chardon-Marie favorise la cicatrisation du foie, c’est-à-dire la croissance des cellules hépatiques. Dans le cadre d’une chimiothérapie, il va réduire le risque de fibrose, puis de cirrhose. Il sera utilisé en cas de métastase hépatique, mais jamais dans les hépatocarcinomes (rare cancer primitif du foie).

Chrysantellum americanum : le bon associé

Cette plante est très proche du desmodium. Elle est d’ailleurs souvent utilisée en cas d’alcoolisme pour réduire le risque de cirrhose. J’aime l’utiliser après une chimiothérapie, car elle poursuit utilement la prise de desmodium. Et je l’associe souvent au chardon-Marie, les deux plantes étant très synergiques. De nombreux laboratoires les proposent sous forme de gélules ou de liquide. Je trouve que la forme gélule est la plus pratique en cancérologie, et, qui plus est, elle est moins chère. À noter que Phytomance est un des rares à proposer une association bien dosée de chardon-Marie et de Chrysantellum.
 

Romarin : le draineur

C’est un des draineurs hépatiques les plus intéressants. Je suggère souvent aux patients d’utiliser le romarin en tisane le soir et dans les plats. Cela complète bien l’action des remèdes cités ci-dessus. Le romarin est hépatoprotecteur et cholérétique (il favorise la sécrétion biliaire). Il a des propriétés antibactériennes et antimycosiques bien utiles en cancérologie. De récentes études lui attribuent par ailleurs des propriétés anticancer, car c’est un bon antioxydant.
 

Radis noir et aubier de tilleul : les rois de la détox

Ils ont tous les deux une affinité particulière avec la vésicule biliaire. Le radis noir n’est plus à présenter. Nos grands-mères savent bien que cette racine permet de nettoyer le foie en stimulant l’élimination de la bile. Le seul défaut du radis noir est d’être parfois trop puissant et d’entraîner des nausées chez les personnes fragiles. Il faut aussi s’en méfier en cas de calcul de la vésicule biliaire. C’est pourquoi je ne l’utilise jamais seul en première intention.
L’aubier de tilleul est cette partie de bois tendre, située juste sous l’écorce de l’arbre. Il a une action plus douce sur la vésicule que le radis noir, mais est également un bon antispasmodique du système digestif. L’association radis noir et aubier de tilleul a ma préférence pour son action complète sur l’élimination biliaire et la détoxification du foie. Les hépatiques, les bilieux et toutes les personnes qui souffrent de digestion lente avec bile épaisse seront bien aidées par ces deux plantes.

En cancérologie, je les utilise souvent après les chimios, mais aussi un ou deux mois avant, quand je vois le patient suffisamment tôt.
L’ensemble de ces produits est facile à utiliser et ne comporte que peu de précautions d’emploi (que j’ai systématiquement citées). Demandez conseil à votre médecin, mais la phytothérapie a vraiment une place de choix pour la prise en charge du foie, particulièrement dans le domaine de la cancérologie.


Quelques autres plantes hépatiques

La fumeterre (plante drainante), moins spécifique en cancérologie. Je l’utilise pour des cures de détox au printemps et à l’automne.
Le pissenlit est une plante mixte qui agit sur le foie et les reins. L’association du pissenlit et de la fumeterre a une bonne action de détoxification complète de l’organisme avec une action sur le foie, le rein, mais aussi la peau.
L’artichaut est une des références en hépatologie. C’est un grand draineur hépatique, mais aussi un diurétique assez efficace ainsi qu’un hypocholestérolémiant. Très puissant, il peut aggraver les troubles digestifs si le foie est très surchargé.

 

Infos et points de vente : 

Desmopar
Activpharma
05 57 99 78 11, www.activpharma.com


Quantasmodium
Laboratoire Phytoquant, 0800 90 48 61
www.phytoquant.net

 

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