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L’auriculothérapie, acupuncture à la française

Si l’auriculothérapie est connue depuis longtemps en Chine, elle y est très peu pratiquée. Jusque dans les années 1960, la médecine traditionnelle chinoise ne connaissait qu’une dizaine de points dans et sur l’oreille. L’auriculothérapie telle qu’elle est connue de nos jours est bien française et se différencie de l’acupuncture chinoise. Elle a été inventée en 1956 et, depuis 1994, un séminaire international regroupe régulièrement des spécialistes de cette technique qui collaborent au développement de la méthode, basé à la fois sur l’expérimentation scientifique et clinique.


Un organe, un point

L’auriculothérapie est née de travaux d’un physicien, qui s’est orienté très rapidement vers la médecine générale, le Dr Paul Nogier. Lors d’un remplacement, il est surpris et impressionné par les résultats thérapeutiques d’un patient qui souffrait de sciatique chronique. Le Dr Nogier constate plusieurs cautérisations dans le lobe de l’oreille à un endroit précis. Le patient lui confie que quelques séances au cours desquelles ces points ont été stimulés l’ont soulagé : il ne souffre plus de sciatique.

De retour à son cabinet, Paul Nogier décide d’apprendre cette technique. Il complète sa formation en acupuncture et en manipulations vertébrales. À force d’expérimentations et de recherches, couplées à ses connaissances en physique, il va arriver à comprendre les mécanismes énergétiques de l’oreille et mettre au point des appareils de détection et de stimulation. Il découvre aussi bon nombre de points d’acupuncture permettant de traiter les lombalgies et les douleurs du dos.

Au fur et à mesure de son travail, il identifie d’autres points permettant alors de traiter les épaules, puis les hanches… Il arrive à établir une correspondance entre certains points de la peau et les organes. Enfin, il met au point une cartographie de l’oreille. C’est ainsi que, durant quinze ans, il va poursuivre ses recherches et mettre au point l’auriculothérapie que nous connaissons aujourd’hui.

Fonctionnement

À la différence d’un point d’acupuncture qui est permanent, un point situé sur l’oreille n’apparaît que dans la mesure où une pathologie existe réellement dans l’organisme. L’oreille est une zone réflexe, en étroite relation avec le tronc cérébral, d’où une liaison rapide avec la moelle et le cerveau. Ce qui explique l’instantanéité de la réaction dès qu’on pique un point. L’auriculothérapie agit par voie nerveuse. Dès qu’un point est stimulé, cela provoque une sécrétion d’endorphine (hormone qui joue un rôle dans le blocage du processus physiologique ou psychologique dans le traitement de la douleur).

Des résultats divers

Pour des pathologies aiguës, on peut, en règle générale, constater les effets positifs d’une séance dans la semaine qui suit. Pour des pathologies chroniques, il faut compter plusieurs semaines avant d’observer un résultat. Comme en médecine traditionnelle chinoise, où il faut prévoir 4 à 5 séances pour ressentir une amélioration, en auriculothérapie un minimum de trois rendez-vous est nécessaire, voir cinq dans certains cas. La fréquence des séances sera fonction du traitement à mettre en place.

L’auriculothérapie est efficace contre bon nombre de douleurs (rhumatismes, névralgies, sciatiques, troubles digestifs, zona, douleurs dorsales…). Elle se révèle également bénéfique dans les états de stress, d’anxiété, de nervosité, les troubles du sommeil mais aussi d’addiction comme le tabagisme.

L'auriculotherapie, une pratique de plus en plus répandue

En France, seuls les médecins peuvent pratiquer cette technique proche de l’acupuncture. Il existe un module optionnel d’auriculothérapie dans certaines universités de médecine. Elle n’est pas reconnue par l’Ordre des médecins, même si elle est pratiquée dans certains hôpitaux et qu’un rapport du ministère de la Santé (le rapport Niboyret) admet l’efficacité de cette technique. En revanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les bienfaits de l’auriculothérapie, ainsi que les travaux du Dr Nogier, depuis 1990. Ce dernier a fondé le Groupement lyonnais d’études médicales (GLEM) qui dispense plusieurs types de formations, du séminaire au cycle complet. L’association présidée par Raphaël Nogier, le fils du fondateur, regroupe environ 300  médecins qui prolongent les idées et les travaux de Paul Nogier en s’appuyant sur la neurophysiologie moderne. Consulter : www.glem.org

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