Libérer l’énergie de nos personnages intérieurs

Sans en avoir conscience, nous utilisons une large gamme d’attitudes, résultat de peurs, de dépendances anciennes. Une approche à la fois psychologique et énergétique peut nous guider vers plus d’harmonie et de santé.

 

Pour vivre en bonne santé, il faut veiller à ce que l’énergie, qui vient du corps spirituel, circule bien dans les trois autres corps (physique, émotionnel, mental). Mais nous sommes aussi constitués de plusieurs personnages intérieurs d’énergie qui ont chacun leur mission à réaliser sur Terre. Nous les nommons des sous-personnalités psycho-actives (SPPA), certaines gentilles et aimables, d’autres immatures et agressives. Chaque SPPA est là pour apprendre à vivre en harmonie avec les autres SPPA en nous et avec celles des autres.

 

Jeux de rôle

Nous avons ainsi l’« enfant de ses parents » qui vient recevoir le respect et la tendresse, le « parent de ses enfants » qui vient apprendre à se conduire en bon parent, l’« ami » qui vient apprendre à vivre dans la décontraction et l’échange, l’« homme ou la femme d’affaires » qui a pour objectif de rendre confortable la vie matérielle, le « sage » (ou l’enseignant) qui doit partager ses connaissances, l’« élève » qui doit rester apprenti pour apprendre de tous, le « séducteur » qui doit être charmant pour ouvrir la porte du cœur, l’« amant » (ou l’amante) qui a pour mission de dynamiser le corps physique, l’« enfant de l’univers » qui apprend comment fonctionnent les choses pour son bonheur et celui de tous, etc.

Les problèmes surviennent lorsque nous vivons dans le désordre et la confusion. Quand, par exemple, la SPPA d’« époux » est sollicitée par notre partenaire mais que nous répondons avec la SPPA de « sage » ou encore de « parent ». De même, quand la SPPA « thérapeute » prédomine chez nous alors que c’est l’« ami », qui est invité à une soirée ! Ou lorsque l’« aventurier » en nous se morfond, écrasé par notre personnage d’« homme ou femme d’affaires » qui l’empêche de bouger ! Et quel drame lorsque l’« enfant de ses parents », qui n’a pas été nourri dans la maison familiale, rencontre quelqu’un et s’amourache en percevant chez ce dernier l’énergie du « parent ». S’il peut trouver son compte en ayant l’occasion de se développer en tant qu’enfant, la vie de couple deviendra très vite infernale du fait que les « amants » n’ont pas eu leur mot à dire, ou n’ont pas pu choisir !

Les SPPA ont des droits

Il est important de prendre conscience des contrats inconscients qui sous-tendent notre vie quotidienne afin de nous permettre de vivre dans la satisfaction, la paix et le bonheur. Et il est possible de remettre en place des contrats conscients, une fois que l’on est soi-même devenu lucide. Nous avons donc à pratiquer un travail d’éducation de nos SPPA encore immatures. Ou à libérer celles qui sont brimées, dévalorisées, mises à l’écart, voire enfermées dans les cachots sombres de notre inconscient, qui font des plans pour attirer l’attention sur leurs besoins et leur droit à la vie. Vu sous cet angle, derrière toute maladie se cachent une ou plusieurs SPPA qui tentent de se faire entendre.

C’est pourquoi une approche naturelle, y compris quand on suit un programme complet de détoxication (incluant jeûne, alimentation vivante, ou diète, médicaments naturels, exercice physique, massage, acupuncture et autres thérapies énergétiques), ne suffit pas toujours. Il faut alors s’intéresser aux causes émotionnelles et mentales en montrant au patient comment fluidifier ses émotions et ouvrir son cerveau droit pour suivre la guidance de l’âme. Et c’est souvent celle-ci qui va montrer quelles sont les SPPA qui, dans leur souffrance, ont créé la maladie. Ainsi, même si une personne mange sainement, fait du sport, médite régulièrement et mène une vie apparemment harmonieuse, elle peut tomber malade parce que son « aventurier » trouve que la vie est trop monotone et sans surprises ! Sa guérison ne viendra alors pas d’un traitement mais d’oser partir à l’aventure, sans horaires ni pique-niques, ni hôtels confortables… C’est ce que les shamanes appellent la « quête de vision ». La compréhension, l’écoute des SPPA peut alors apporter des solutions remarquables pour aller vers la guérison des maladies. l

Johanne Razanamahay-Schaller,
shamane, psychothérapeute, et Christian Tal Schaller,
médecin holistique

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