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Candidose chronique : Cure drastique au menu

Les irritations dues au Candida albicans, un champignon microscopique, surviennent dans toutes les régions humides du corps, en particulier dans et sur les parties génitales. En France, ce sont littéralement des millions de personnes qui souffrent d’infections dues à ce type de levure : on estime que 75 % des femmes seront concernées au moins une fois au cours de leur vie. Pour y remédier, des traitements non allopathiques existent.


L’intestin est habité par une flore à laquelle se mélangent des champignons microscopiques comme le Candida albicans. Lors de certains déséquilibres de ce que l’on appelait la flore intestinale et qui est devenu le microbiote, cette mycose se développe de façon excessive et engendre divers symptômes. L’ensemble de ces symptômes constitue le syndrome de candidose chronique, provoqué par un déséquilibre entre la flore mycosique et la flore microbienne.

Les facteurs déclencheurs sont l’usage répétitif d’antibiotiques qui détruisent la flore intestinale microbienne, la prise de certains médicaments (corticoïdes, pilule contraceptive, chimiothérapie anticancéreuse) et/ou une alimentation trop riche en sucres. Le diagnostic est principalement clinique et les symptômes relativement ignorés, ce qui engendre une sous-estimation de la population touchée. Il est probable qu’avec le développement des antibiotiques, tant dans les gouttes nasales que dans la nourriture (viande), un tiers de la population, principalement féminine, soit touché.


Des symptômes variés

La plupart du temps, ils s’expriment au niveau digestif : pyrosis, sensation d’être rassasié dès les premières bouchées, ballonnements, flatulences, diarrhées, constipations ou alternance du rythme des selles sont fréquents. Le prurit anal est aussi souvent présent. La fatigue chronique inexplicable domine le tableau, sans résultats sanguins pathologiques. Cette fatigue peut entraîner des troubles de l’humeur (irritabilité), voire une dépression. À cette fatigue peut s’ajouter des troubles nerveux comme des difficultés de concentration, irritabilité ou agitation, anxiété, insomnie…

Peuvent encore apparaître des troubles allergiques à la consommation de certains aliments, l’utilisation de cosmétiques ou de parfums, de produits de nettoyage, et même aux odeurs de peinture ou d’essence, à la fumée de cigarette ou au soleil… Enfin, on note fréquemment des variations de poids, en plus ou en moins, malgré un régime alimentaire stable.


Un diagnostic compliqué

Il n’y a malheureusement pas de tests diagnostiques de candidose chronique. La recherche du champignon dans les selles (coproculture) peut apporter une confirmation, mais les résultats peuvent être négatifs (faux négatifs). Le diagnostic est donc essentiellement basé sur l’examen clinique : il est possible de faire des recherches d’anticorps pour le Candida dans le sang, dans les sécrétions vaginales et une recherche directe dans les selles. Une intradermoréaction (IDR) (le test Stallerpoint) donne des résultats inconstants.

Finalement la recherche diagnostique la plus fiable est un questionnaire d’évaluation, mis au point par le Dr Besson. Il permet d’affiner les présomptions et est très utile pour découvrir si un sujet est susceptible d’être porteur d’une candidose chroniques.

Les aliments à bannir

Il faut éviter les sucres et tous les produits contenant du sucre, qui est l’aliment de base du candida. Il n’existe pas de bons sucres, qu’il s’agisse du miel (même bio), du sucre de canne brun (« naturel ») ou du sirop d’érable : tous sont toxiques dans les candidoses chroniques. Beaucoup de fruits trop sucrés devront aussi être évités.

Les levures et ferments sont également à bannir : proscrivez tous les aliments contenant de la levure, des moisissures ou des ferments, comme les pizzas, les gâteaux et les pâtisseries, tous les fromages fermentés, les champignons crus, toutes les boissons fermentées (bière, cidre…), la sauce soja, le tamari, certains yaourts…

Idem pour les produits laitiers : fromage, crème, beurre, yaourt, lait, lactose, pâtisseries, gâteaux, produits en boîtes et préparés sont déconseillés. Le fromage et le lait de chèvre ou de brebis bio, mais surtout le lait de jument, peuvent être tolérés.

Dans la lutte difficile contre ces candidoses induites par une alimentation industrielle et trop raffinée, il existe des solutions phytothérapeutiques.

Régime et thérapeutique

De nombreuses plantes et traitements naturels participent en effet activement à la lutte contre le Candida albicans, comme nous allons le montrer avec cette liste non exhaustive :

  • Cinnamomum zeylanicum (cannelle)

La cannelle contient principalement des phénylpropanes cinnamaldéhyde, des eugénols, des aldéhydes et des phénols. C’est l’écorce de cannelle qui est utilisée. Celle provenant du Sri Lanka contient jusqu’à 4 % d’huile essentielle, et jusqu’à 75 % de cinnamaldéhyde. Le cinnamaldéhyde est efficace entre autres contre les staphylocoques, Pseudomonas, Bacillus, germes Escherichia, mycobactéries, Proteus, streptocoques et plusieurs moisissures. Aucune réaction anormale n’est notée si l’on respecte la posologie recommandée.
 

  • L’acide caprylique ou l’acide octonaïque

Il est traditionnellement utilisé contre la prolifération du Candida albicans. L’acide caprylique est un acide gras qui est produit naturellement. Il est capable de désagréger les parois cellulaires des levures, ce qui contribue à en contrôler la prolifération et à normaliser la flore intestinale. Il est présent naturellement dans la noix de coco, le lait maternel et l’huile de palme. C’est un liquide huileux, très peu soluble dans l’eau, ayant un goût rance légèrement désagréable.
 

L’ail s’est révélé être un puissant antifongique contre de grandes variétés de champignons. C’est aussi un puissant antiseptique très efficace pour tuer les parasites. Il est particulièrement performant dans la lutte contre le Candida albicans grâce à ses composants : disulfures de diallyle, allicine, alliine, alliinase, inuline, vitamines A, B, C, E et ses composés soufrés.

Alors que les antibiotiques conventionnels ne tuent que les bactéries, l’extrait de pépins de pamplemousse s’est avéré efficace sur une grande quantité de micro-organismes : les bactéries à Gram négatif et à Gram positif, et surtout sur les champignons et les levures, dont le Candida albicans.
Par ailleurs, il apparaît que l’extrait de pépins de pamplemousse n’affecte aucunement la flore bactérienne saine de l’intestin et respecte en particulier les bifidobactéries et les lactobacilles. On ne note pas non plus d’effets secondaires ou toxiques aux doses prescrites. Son efficacité s’exerce également au niveau immunitaire grâce aux biflavonoïdes qui le composent, aux glucosides (narginine), aux quercétines et à l’hespéridine.

Elle est responsable de la coloration verte des végétaux et participe à la photosynthèse. Elle est indispensable à la croissance des plantes. Sa structure chimique se compare à l’hémoglobine, exception faite de l’atome central qui est un atome de magnésium, au lieu de l’atome de fer. La chlorophylle combat les germes et les levures. L’algue Chlorella en est une excellente source.
 

L’épine-vinette est un agent antimicrobien et antifongique efficace contre une grande quantité de micro-organismes, dont le Candida albicans. Son action thérapeutique est due à sa forte concentration en la berberine, un alcaloïde, dont l’activité antibiotique et antifongique est très connue. Son action sur le Candida est semblable à celle sur les bactéries. Elle empêche en particulier le développement du Candida qui survient normalement après un traitement par antibiotiques. Elle a une puissante action de normalisation du contenu bactérien de l’intestin en agissant à la fois sur les bactéries pathogènes et sur les champignons.

 

La diarrhée est un symptôme fréquent chez les sujets porteurs d’une candidose chronique. À ce titre, la berberine a une activité antidiarrhéique remarquable, même dans les cas sévères. Elle a en outre montré des résultats cliniques incontestables dans les cas de gastro-entérites et dans les cas de diarrhée à candidose intestinale.

Un autre symptôme commun chez les patients porteurs de candidose chronique est un affaiblissement des fonctions immunitaires. La berberine est, dans ces cas, très utile par son activité immunostimulante. Elle a également révélé une action sur les macrophages qui luttent contre le développement des virus, des cellules tumorales, des champignons et des bactéries.

Un complément de vitamines et de minéraux tels que la vitamine C et E, le calcium, le magnésium, la biotine et le zinc constitue une association intéressante pour contribuer à maintenir une structure et une fonction intestinale normale.

La prise de probiotiques est aussi indispensable pour rétablir le bon fonctionnement intestinal. Par exemple, les Lactobacillus acidophilus inhibent la croissance des candidas dans les intestins.