Myofasciite à macrophages : état des lieux et traitement

Identifiée en 1993 par Michelle Coquet, neuropathologiste à Bordeaux, la myofasciite à macrophages est une maladie peu fréquente à l’origine controversée. Son diagnostic est caractérisé par de microscopiques lésions présentes dans des biopsies de muscle qui montrent une infiltration des macrophages dans le tissu musculaire. L’étiologie semble liée à la persistance de sels d’aluminium, hydroxyde, phosphate, sulfate, à l’endroit de l’injection. Ces sels d’aluminium se retrouvent dans certains vaccins notamment. La biopsie musculaire doit être réalisée dans la zone de l’injection du vaccin (deltoïde).


La Myofascite, maladie ou syndrome ?

La myofasciite est plus considérée comme un syndrome que comme une maladie. Ses symptômes sont proches de ceux de la fibromyalgie. Ils se manifestent par des douleurs musculaires et articulaires, une faiblesse musculaire, une fatigue chronique, une fièvre modérée, des perturbations digestives chroniques, des troubles sensitifs et des troubles neurocognitifs. C’est une maladie dégénérative dont les symptômes peuvent être polymorphes. Le tableau clinique peut être important et évoluer en plusieurs phases. La première se caractérise par des troubles physiques et neurocognitifs invalidants, suivis d’une incapacité fonctionnelle totale par perte de l’éveil et d’un état de grâce, de rémission proche de l’état sain.

L’état de départ est caractérisé principalement par des douleurs, une fatigue chronique générale, un épuisement, associés à une asthénie musculaire et des troubles cognitifs, le tout associé à un état pseudo-grippal. Des douleurs articulaires (arthralgies) sont fréquentes avec des poussées inflammatoires. Les symptômes peuvent se développer tardivement, jusqu’à dix ans après la vaccination.
Les troubles de la fonction motrice sont constants, marqués par la diminution de la force musculaire, une diminution de l’endurance et de la résistance musculaire. Une ataxie (défaut de coordination des mouvements volontaires) rendant la marche difficile, des troubles de l’équilibre lors des transferts, en position debout et lors de la marche, des incoordinations, de la maladresse, des troubles d’élocution, etc. sont fréquents.

À ce tableau peuvent s’ajouter :
Des troubles sensitifs et sensoriels (hypoesthésies, paresthésies), des acou- phènes, des troubles auditifs et oculaires ; – des troubles neurovégétatifs (frilo- sité, bouffées de chaleur, hypotension, vertiges) ;
Des troubles du sommeil comme l’endormissement difficile ou le syndrome des jambes sans repos, de même que des troubles du transit.
La myofasciite à macrophages a été définie en 2003 comme étant une pa- thologie se manifestant chez l’adulte par des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chronique, parfois associée à une maladie auto-immune. Mais avant ce consensus autour d’une définition, il aura fallu bien des discussions.

Controverse et discussion

Plusieurs hypothèses ont été discutées, comme l’existence d’un groupe de sujets mauvais éliminateurs de l’aluminium, une dysfonction des macrophages, etc. Une lésion réactionnelle locale à l’aluminium, sans conséquence à distance et donc sans expression clinique, a été évoquée car cette lésion n’est retrouvée nulle part ailleurs qu’au point d’injection, tandis que les symptômes rapportés sont divers et peu spécifiques, voisins de ceux observés dans d’autres entités cliniques telles que la fibromyalgie ou le syndrome de fatigue chronique.

Voie d’injection en cause ?

L’augmentation de la fréquence de ce syndrome en France pourrait être expliquée par le mode d’injection (majoritairement par voie intramusculaire), par la zone choisie (deltoïdienne, une spécificité française), et par l’apparition du vaccin contre l’hépatite B dans une population d’adultes chez lesquels la réaction inflammatoire locale est vraisemblablement plus forte qu’après des vaccinations de rappel. Une association éventuelle avec une maladie autoimmune a également été évoquée dans la littérature.
D’abord considérée comme une maladie infectieuse, la mise en évidence de sels d’aluminium dans les biopsies musculaires a ensuite orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, les données alors disponibles évoquant un syndrome pouvant être lié à la persistance d’hydroxyde d’aluminium dans le système immunitaire.
Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu’avec le syndrome de la guerre du golfe Persique dont l’origine vaccinale est actuellement fortement suspectée.

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non

En 1999, l’OMS a reconnu l’existence de la myofasciite à macrophages, caractérisée d’une part par la présence dans le mus- cle deltoïde d’amas denses, persistants et localisés de macrophages accompagnés d’inclusions cristallines d’aluminium, et d’autre part par une réaction inflammatoire chronique focale, en précisant qu’il existe des données faisant état de lésions passagères après injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium.
Les données actuelles n’établissent ni n’excluent la possibilité d’une maladie générale affectant d’autres organes. Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l’origine du passage d’une réaction immunitaire locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond.

Un nouveau traitement

Spécifiquement choisis et en concentration propre pour leur action sur l’aluminium, les composants réunis dans MMS Complex, actifs dans cette indication, trouveront également leur utilité dans la maladie d’Alzheimer ainsi que dans les syndromes post-viraux de fatigue chronique et les syndromes idiopathiques. Pour ces deux derniers, la composante fatigue étant dominante, il y aura lieu d’associer le guarana au MMS.

Quels composants ?

– Le pycnogénol
L’écorce de pin est un mélange de flavonoïdes riche en polyphénols et en proanthocyanidines. Ces composants sont antiradicalaires et possèdent une demi-vie d’action plus longue que les vitamines C et E. Ils sont anti-inflammatoires. Les principes actifs du pycnogénol, hydrosolubles, passent la barrière céphalo-méningée, protègent le système nerveux central des effets des métaux lourds responsables de certaines pathologies neurodégénératives.

– Le lentin du chêne ou shiitaké (Lentinula edodes)
Il permet le passage de la paroi cellulaire, assure une action nutritive et revitalisante, casse les relais au niveau des enzymes et des protéines (ce qui permet aux autres substances de la première composition de faire leur travail), des travaux japonais révèlent une importante activité immunostimulante. Il possède des propriétés anti-inflammatoires et chélatrices.

– La vigne (Vitis vinifera)
Les principaux effets thérapeutiques de la vigne sont attribués à trois composés : la quercétine et ses dérivés, des flavonoïdes présents notamment dans la feuille ; les oligoproanthocyanidines, concentrés dans les pépins ; le resvératrol, un polyphénol qu’on trouve surtout dans la peau du raisin rouge. Ils agissent en combinant une action an- tioxydante et une protection des mito- chondries contre l’intoxication par les métaux.

– Les oligoproanthocyanidines (OPC) Cette famille de composés flavonoïdes est présente dans bon nombre de végétaux, principalement Vitis vinifera. C’est surtout pour leurs propriétés antioxydantes qu’on s’y intéresse. On estime leur activité antioxydante 20 à 50 fois supérieure à celle des vitamines C et E. Les antioxydants neutralisent les radicaux libres responsables des dommages causés par l’oxydation dans l’organisme par l’aluminium.

– Le thé vert (Camelia sinensis)
Il augmente les niveaux d’antioxydants dans l’organisme. Riche en polyphénols et en catéchines, il neutralise et freine la réaction en chaîne des radicaux libres. Sa richesse en théine en fait une plante par- ticulièrement utile dans les cas de fatigue chronique. Le thé vert agit également sur les douleurs et la faiblesse des muscles.

– La vitamine E (alpha-tocophérol) L’activité de l’alpha-tocophérol, couramment appelé vitamine E, est officiellement reconnue. Il contribue notamment à la protection des cellules contre les radicaux libres (effet antioxydant). En outre, elle protège les mitochondries contre les effets toxiques des métaux lourds.

– La vitamine B2 (riboflavine)
Elle est nécessaire à la synthèse de deux enzymes impliquées dans la production d’énergie et l’utilisation des nutriments. Ces enzymes protègent également les cellules contre les radicaux libres (effet antioxydant) générés lors des réactions métaboliques et notamment lors des intoxications. La vitamine B2 peut contribuer au métabolisme énergétique normal, à la protection du système nerveux et de la vision.

– Les tanins
Composés phénoliques, les tanins ont des propriétés antioxydantes, ce qui explique certains effets bénéfiques du jus de raisin et du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire). Les phénols interviennent dans les caractères organoleptiques du vin. Les tanins du thé ont des effets sur l’assimilation du fer, la rendant moins efficace, ce sont des chélateurs de protéines et de métaux lourds, notamment du fer.

– La spiruline
Cette algue microscopique est très riche en protéines, en chlorophylle et en caroténoïdes. Mais c’est sa richesse en bêtacarotène (vingt fois plus que la carotte) qui la rend active dans cette indication, même si ses propriétés nutritionnelles et dépolluantes sont confirmées.