Six pathologies soignées aux antibiotiques naturels

Pour preuve que les antibiotiques naturels sont efficaces, nous avons choisi six pathologies courantes pour lesquelles un protocole basé sur l’aromathérapie, la mycothérapie ou la phytothérapie a aujourd’hui fait ses preuves. Dans les cas où il est bon de renforcer leur action, certaines associations pourront être préconisées, par exemple l’homéopathie avec l’aromathérapie.

 

Mode d’emploi

Afin de mieux comprendre les prescriptions indiquées pour chacune des six pathologies , il faut savoir que :

  • En homéopathie, l’ordonnance varie d’une personne à une autre selon le terrain plus ou moins tonique et sa façon de réagir à l’infection. De façon générale, les informations délivrées correspondent aux formes les plus fréquemment rencontrées. Si les signes que vous observez ne correspondent pas aux descriptions que nous donnons, il est alors indispensable de rencontrer un médecin. De même, si les recommandations indiquées ne procurent aucune amélioration dans les trois heures ou, pire, si la situation s’aggrave.
  • Nous ne donnons pas de posologie pour la gemmothérapie car celle-ci sera différente selon le mode de fabrication. Reportez-vous à la notice des produits. Si un traitement comprend plusieurs extraits, ceux-ci doivent être pris séparément les uns des autres, en alternance, répartis sur la journée.
  • Quelle que soit l’infection, il est impératif d’arrêter tout traitement comprenant du fer (il aide les micro-organismes à se développer encore plus rapidement).
  • De même, il est fortement recommandé de faire systématiquement une cure de cuivre pendant cinq jours afin de renforcer les défenses immunitaires.

 

 

1. L’angine

 

En homéopathie

Jusqu’à 80 % des angines guérissent sans séquelles grâce à Belladona ou/et Mercurius solubilis. On choisira l’un ou l’autre en fonction des signes suivants :

  • Pour Belladona : à l’occasion d’une fièvre élevée, oscillante, la gorge est rouge, sèche, donnant l’impression d’être serrée comme par un bâillon ; chaque déglutition provoque une violente douleur qui souvent irradie dans les oreilles ; le visage est congestionné, couvert de sueur, irradiant sa chaleur ; quant aux ganglions cervicaux, ils sont fréquemment enflés et sensibles au toucher.
  • Pour Mercurius solubilis : toute la gorge est rouge, les amygdales sont ponctuées de points blancs ou de fausses membranes épaisses ; la langue est gonflée, elle est blanc jaunâtre et présente un bord dentelé du fait de l’empreinte des dents ; la salive est abondante, l’haleine est nauséabonde, les sueurs intenses et ne soulagent pas.

Toutefois, le tableau comprend souvent une combinaison de ces symptômes, il est donc recommandé de prendre les remèdes en alternance selon le rythme suivant.

  • Posologie : 2 granules en 9 CH de Belladona et/ou Mercurius solubilis d’abord toutes les heures puis de plus en plus espacés au fil de l’amélioration. Si les signes d’appel sont différents de ceux énoncés ici, bien d’autres remèdes peuvent être utiles : citons notamment Apis mellifica, Lachesis mutus, Phytolacca…

 

En aromathérapie

Prendre au choix, de l’HE de menthe poivrée, d’origan, de tea tree.

Posologie : 1 goutte de chaque quatre fois par jour pendant cinq jours.

 

2. La bronchite

 

En homéopathie

Dans sa forme tonique la plus courante, la bronchite fait essentiellement appel aux remèdes suivants : 

  • Hepar sulfur calcareum dès que la toux devient humide et ramène des glaires purulentes de plus en plus abondantes. Afin de tarir cette suppuration, il est recommandé d’utiliser une dilution élevée (15 ou 30 CH).

    Posologie : 3 granules deux fois par jour jusqu’à la fin de l’épisode infectieux.
     
  • Antimonium tartaricum : l’épaisseur des glaires rend difficile leur élimination et aggrave la difficulté à respirer. Le visage est plutôt pâle, les lèvres cyanosées par manque d’oxygène.
     
  • Blatta orientalis : ici, la gêne respiratoire est encore plus importante, ronflante et sifflante.
     
  • Ipeca : la toux s’accompagne de nausées, voire de vomissements. De plus, existe une hypersalivation en même temps qu’une absence de soif.

    Posologie : il est souvent difficile de faire la différence entre ces trois tableaux, de sorte que ces remèdes sont prescrits ensemble, d’abord en dilution moyenne (7 ou 9 CH à raison de 3 granules deux fois par jour) pour faciliter la fluidification et l’élimination des glaires, puis en 15 CH (3 granules une à deux fois par jour) pour la tarir.


En aromathérapi
e

  • Prendre de l’HE de thym à thymol.
    Posologie : 2 gouttes sur un sucre deux à trois fois par jour.
     
  • Outre son action antibactérienne et antivirale, l’HE de niaouli (Melaleuca quinquenervia CT cinéole) diminue la production de glaires, participe à leur fluidification et leur élimination.
     

En gemmothérapie

  • Le cassis (Ribes nigrum) : du fait de son action anti-inflammatoire ressemblant à celle de la cortisone (mais sans les effets indésirables de celle-ci), il est couramment utilisé au cours des infections respiratoires aiguës et chroniques afin de limiter les manifestations inflammatoires et allergiques qui empêchent la bonne élimination des glaires et facilitent la propagation de l’infection.
  • L’aulne (Alnus glutinosa), le charme (Carpinus betulus) ou le noyer (Juglans regia) autant pour leur action antibiotique qu’anti-inflammatoire.
  • La viorne (Viburnum lantana) : essentielle au drainage des bronches, surtout s’il existe une composante allergique (asthme).
  • Des complexes : Gemmothérapie défenses bio (cassis, ronce, romarin, genévrier) et Gemmothérapie respiration bio (pin, églantier, ronce) peuvent être proposés.
     

 En phytothérapie

  • L’extrait de brocoli est recommandé.
    Posologie : 2 gélules, deux à trois fois par jour pendant tout le temps des glaires.

Et, au choix :

  • L’ail : boire 1 litre de lait d’ail par jour afin de renforcer l’action antibiotique.
  • L’extrait de pépins de pamplemousse.
    Posologie : 15 gouttes trois fois par jour pendant une semaine.
     

En mycothérapie

Le shiitaké est recommandé.
Posologie : un minimum de 4 gélules par jour sous forme de poudre, de comprimés ou d’ampoules. En Asie, il est fréquent que la posologie égale ou dépasse 6 g par jour.

 

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