Le syndrome des jambes sans repos serait lié à un dysfonctionnement du système dopaminergique. La dopamine est un neuro-transmetteur, une substance chimique naturellement présente dans le corps humain qui participe à la transmission de l'influx nerveux. Elle agit au niveau du cerveau, mais aussi au niveau périphérique, sur le cœur, les artères, les reins, le tube digestif. Le système dopaminergique est également impliqué dans les mécanismes complexes qui contrôlent le mouvement. Dans la maladie de Parkinson, tout comme dans le syndrome des jambes sans repos, on constate un déficit du cerveau en dopamine.
Une maladie d'origine génétique ?
Le syndrome des jambes sans repos est probablement une affection d'origine génétique. En effet, plus de la moitié des patients ont une histoire familiale. Quant à l'autre moitié, on parle de maladie idiopathique, c'est-à-dire sans cause connue. Il débute le plus souvent après 45 ans, sa fréquence augmentant avec l'âge. Sa survenue est favorisée par le diabète, certaines atteintes de la thyroïde, l'insuffisance rénale, la polyarthrite rhumatoïde, la grossesse ainsi que par la prise de certains médicaments comme les anti-dépresseurs, les neuroleptiques et certains vasodilatateurs artériels (inhibiteurs calciques). On peut également trouver un déficit en fer, ce qui expliquerait que la maladie touche deux fois plus de femmes, plus sujettes à cette carence, que d'hommes.
Une hygiène de vie à respecter
Parce qu'elle est souvent mal diagno-stiquée, cette maladie est aussi mal traitée. Les malades sont le plus souvent traités par des veinotoniques, des anti-dépresseurs, de la cortisone ou parfois même, font une psychothérapie, sans résultat. Pourtant une fois diagnostiquée, cette affection peut bénéficier de traitements divers suivant la gravité de l'atteinte. - En premier lieu, si un facteur favorisant a été mis en évidence, tel que le diabète ou une carence en fer, il doit être traité. - Les formes légères ou occasionnelles peuvent se passer de thérapeutique médicamenteuse. - Certaines règles d'hygiène de vie devront être mises en pratique : éviter les excitants comme le café, le thé, l'alcool ou l'exercice physique intense en fin de journée. - Faites des massages ou des exercices de relaxation et d'étirement. - Une bonne hygiène de sommeil est recommandée. - Si un traitement médicamenteux est nécessaire, le médecin pourra prescrire des sédatifs dans les formes modérées ou des médicaments qui reproduisent les effets de la dopamine dans les formes plus sévères.



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