Acrylamide au menu du Nouvel An

 Manger des toasts, des chips et des biscuits, boire du café instantané continue de nous exposer à une contamination à l’acrylamide… Cette substance chimique, potentiellement cancérogène chez l’homme, se forme lorsque les aliments riches en glucides sont cuits, frits ou rôtis à une température supérieure à 120 °C.


Pour contrer ce poison, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) demandait en 2007 aux différents États d’inciter leurs fabricants alimentaires à faire des efforts pour abaisser la teneur en acrylamide de leurs produits. Or, le récent rapport dans lequel l’autorité européenne analyse 22 catégories d’aliments montre que rien n’a été fait.

Seuls trois types de produits présentent une baisse de leur taux d’acrylamide : les crackers (- 35 %), les biscuits (- 49 %) et le pain d’épice (- 27 %). En revanche, on trouve toujours plus d’acrylamide dans les biscottes (+ 36 %), dans le café instantané (+ 370 %) et dans les chips qui, avec 4 804 microgrammes par kilo, en détiennent le triste record, battant même celui que nous avions déjà dénoncé en octobre 2009 et qui n’était alors que de 4 180 microgrammes par kilo.

Les mesures volontaires proposées par les industriels – il est en effet possible en changeant certains modes de fabrication de réduire l’acrylamide – se sont donc résumées à des déclarations de bonne intention. Et on peut craindre que la situation ne soit encore moins brillante en France : notre pays a transmis en tout et pour tout huit analyses à l’EFSA…

À quand l’obligation de mentionner le taux d’acrylamide sur les emballages ?

Pour en savoir plus sur les dangers de l'acrylamide, lisez l'article d'Alternative Santé en suivant ce lien :
Acrylamide