Nourrir son corps et son esprit

Notre alimentation est la base de notre santé physique. Mais elle est plus que cela, elle concourt aussi à notre équilibre psychique. Dans une nouvelle édition augmentée de son livre « Nutrition consciente », Marion Kaplan nous invite à réfléchir et nous propose des solutions concrètes pour repenser notre rapport à la nourriture. En voici quelques extraits.

Dans le domaine alimentaire plus que partout ailleurs, nous sommes tous victimes de nos conditionnements. Cela commence­ durant la grossesse […] à travers ce qu’ingère la maman qui « impose » à son enfant ses préférences alimentaires. Cela continue durant l’allaitement, qu’il soit naturel ou artificiel […]. C’est à cette époque que vont commencer à se forger ses conditionnements alimentaires, qui seront complétés par l’éducation. Les habitudes alimentaires font partie du vécu de l’humanité. La peur de manquer est profondément enracinée dans notre inconscient collectif car l’homme a dû, depuis la nuit des temps, faire face à la faim, aux disettes et aux famines […]. Notre corps se souvient de ces moments de manque et c’est pourquoi, dès qu’il est mis au régime, il emmagasine « au cas où » !

 

Comment mangez-vous ?

Il est important de faire cette recherche sur vous-même. Au besoin notez pendant une semaine tout ce que vous mangez sur un carnet en y ajoutant l’état d’esprit dans lequel vous étiez au moment du repas ou de l’en-cas […]. Prendre conscience de la façon dont on mange, c’est en effet se donner la chance de sortir du schéma dans lequel on a été programmé ou dans lequel on s’est soi-même inscrit. Quand vous en saurez plus sur votre façon de manger, prenez le temps de répondre honnêtement à ces questions : qu’est-il arrivé dans ma vie pour que j’en vienne à ne manger que par habitude, par émotion ou bien par gourmandise ?

 

Les conflits qui vous nourrissent

Comment faire, alors, pour manger mieux ? Il faut d’abord prendre conscience de vos conflits […] puis les reconnaître, les accepter et enfin essayer de les atténuer, voire de les résoudre. Si vous mangez par habitude, demandez-vous pourquoi vous êtes si rigide dans la vie et avec vous-même, et efforcez-vous de le devenir moins. Si vous mangez par gourmandise, il est intéressant de distinguer par lequel de vos sens passe en priorité la tentation. La médecine héritée des Chinois anciens, où corps et esprit sont toujours reliés à travers les causes des maladies et leurs effets, nous apprend que : l’odorat, relié aux poumons fait référence aux idéaux – n’êtes-vous pas trop idéaliste ou au contraire trop prosaïque ?

La « gestuelle » alimentaire

La façon dont vous vous comportez en mangeant a, elle aussi, son importance et elle peut vous donner de précieux renseignements sur vous-même et sur vos conflits – tout comme un symptôme donne un renseignement sur la maladie. […] Mais peut-on manger en toute conscience, sans programmation ? Oui ! Il existe un signal authentique et utile, qui permet de manger uniquement ce dont votre organisme a besoin en quantité en en qualité, c’est le plaisir ! Le plaisir métabolique authentique s’inquiète de savoir, via vos papilles gustatives et les messages qu’envoient vos milliards de cellules, si vous avez ou non besoin de manger à un instant précis. Le signal qui dit oui est générateur de joie et de plénitude, assorti de la certitude que vous vous arrêterez dès que vous en aurez assez. Pas de culpabilité et plus d’interdits.

 

Une nourriture « radiovitale »

La vitalité d’un organisme dépend d’un faisceau d’influences vibratoires internes (les ondes émises par les cellules, par les organes) et externes (les ondes cosmiques et telluriques). La nourriture en particulier est un apport de vitalité primordial pour l’organisme, même si pour absorber des produits morts et les hausser à son niveau vibratoire, le corps dépense beaucoup d’énergie. […] Les aliments qui se digèrent et s’assimilent le mieux, et qui stimulent la vitalité de l’organisme humain, sont ceux dont la longueur d’onde est supérieure à celle du corps (de 6 500 à 10 000 angströms).

 

Manger pour guérir ?

La vie et la mort se côtoient dans nos assiettes… Il y a bien sûr les risques que l’on prend consciemment lorsqu’on mange les champignons cueillis dans la forêt, […] il y a aussi tous les comportements suicidaires qui nous font avaler sucres et graisses sans modération… il y a enfin l’empoisonnement insidieux, celui auquel on ne peut rien si l’on n’est pas informé : c’est la malbouffe […]. Bien sûr tous les aliments contiennent potentiellement des poisons, mais le corps sait en éliminer la plupart, à condition de privilégier une alimentation variée pour ne pas en saturer l’organisme.

 

 

À lire

« Nutrition consciente, la bible de l’alimentation du corps et de l’esprit », de Marion Kaplan, éd. Michel Grancher.