Photothérapie : la lumière pour seul traitement

L’utilisation médicale de la lumière n’est pas une nouveauté : cinq siècles avant J.-C., Hippocrate mentionne déjà dans ses traités l’aspect thérapeutique des rayons solaires sur certains patients (héliothérapie). À la fin du XIXe siècle, la lumière rouge est utilisée dans les cas de variole ou de lupus. Et, dès 1920, la photothérapie entre dans le traitement du psoriasis. Mais il faudra attendre les années quatre-vingt pour que le grand public découvre ses bienfaits avec l’apparition de la luxthérapie qui soigne les dépressions saisonnières en exposant quotidiennement les patients à une source de lumière vive artificielle. Les chercheurs se sont vite aperçu que la photothérapie agissait également sur les défenses immunitaires et l’inflammation.


La technique s’est donc développée et touche aujourd’hui des domaines de plus en plus nombreux allant de la dermatologie à la cancérologie en passant par la pédiatrie pour s’attaquer, plus récemment, aux allergies. Petit à petit, la technique s’est affinée avec l’apparition des lumières colorées, des rayons ultraviolets et infrarouges.

 

 


À chaque mal sa lumière


  • La lumière bleue est surtout utilisée en pédiatrie dans le traitement de la jaunisse du nouveau-né (car elle détruit la bilirubine) et en dermatologie contre l’acné. En médecine dentaire, elle sert à la détection des caries, au dépistage précoce des dysplasies et cancers de la cavité orale ou encore au traitement des parodontites chroniques de l’adulte.

     
  • Les rayons ultraviolets (UV). Les plus utilisés en médecine sont les UVB et les UVA. Ces derniers sont souvent associés à un médicament, le psoralène, qui augmente la sensibilité de la peau à ses rayons : c’est la PUVA-thérapie. Les dermatologues traitent ainsi certains vitiligos, les mycoses, mais surtout le psoriasis. Dans ce cas, la lumière permet de blanchir les lésions. Il semblerait qu’elle freine l’activité des cellules T (leucocytes) dont la prolifération serait à l’origine du psoriasis. Elle régulerait la croissance des cellules cutanées pour qu’elles retrouvent un rythme de renouvellement normal.
     
  • Les infrarouges. Plus connus pour leur utilisation industrielle, notamment dans la détection de présence ou la vision nocturne, les rayons infrarouges sont des rayonnements électromagnétiques de longueurs d’onde supérieure à celle de la lumière visible. Les rayons infrarouges sont principalement utilisés en médecine pour favoriser le processus de cicatrisation cutanée. On les emploie aussi pour soulager certaines douleurs articulaires et des troubles circulatoires des extrémités. Ils sont également efficaces dans le traitement des symptômes de l’allergie saisonnière (éternuements à répétition, nez qui coule…)

     
  • La lumière laser, enfin, est l’une des applications les plus performantes de la photothérapie (le rayon laser est simplement une lumière monochromatique, en phase, amplifiée et très directionnelle). Il permet de détruire certaines lésions cancéreuses dans les cancers pulmonaires, œsophagiens, coliques, du tractus urogénital, de l’œil et du cerveau et a de nombreuses applications en dermatologie.

 

 

Allergies : les infrarouges pour en finir avec le nez qui coule


Des chercheurs américains se sont intéressés à l’influence de la photothérapie sur les symptômes de la rhinite allergique dans une étude publiée par les Annals of Allergy, Asthma & Immunology. Lors de cette étude, 50 patients qui souffraient de rhinite allergique ont subi une exposition nasale à la lumière rouge d’une seule longueur d’onde durant 4 minutes, 3 fois par jour, pendant une période de 14 jours. De même, 29 patients souffrant de rhinite ont été exposés à une lumière placebo. Or 72 % des utilisateurs souffrant de rhinite allergique ont vu une amélioration de leurs symptômes, contre 24 % avec la lumière placebo. Ce résultat a été appuyé objectivement après examen de la muqueuse nasale.

Cette étude a conduit le laboratoire Medisana à mettre au point un petit appareil (120 g) très pratique, doté de diodes qui émettent une lumière rouge d’une longueur d’onde de 660 nanomètres : le Medinose Plus. Il suffit d’insérer l’applicateur dans les narines (4 minutes, 3 fois par jour). La lumière rouge inhibe la libération d’histamine et ralentit la réaction immunitaire. Très rapidement, les symptômes (éternuements, écoulements nasaux, larmoiements) diminuent. Cet appareil est particulièrement adapté à ceux qui souffrent de rhume des foins mais il convient également comme traitement pour d’autres allergies, comme par exemple l’allergie à la poussière, aux acariens, aux poils d’animaux. Il convient aux diabétiques et aux femmes enceintes, mais il ne doit pas être utilisé en cas de présence de polypes nasaux.

Medinose
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