Le pain de singe, ce grand oublié

Depuis son autorisation de mise sur le marché en France, en 2007, la poudre du fruit de baobab, ou pain de singe, n’a pas déchaîné les passions. Pourtant, il se peut que les Britanniques, qui en raffolent cette année, ne relancent l’intérêt pour ce fruit extraordinaire. Piqûre de rappel.  


Nous vous avions déjà parlé à plusieurs reprises du pain de singe, ce fruit du baobab aux vertus proprement stupéfiantes. Dès son autorisation de mise sur le marché (AMM) en France, dans le cadre de la Novel Food, nous étions sur le pied de guerre pour vous en détailler les qualités. Malgré cela, il est resté confiné dans un relatif anonymat. Un constat qui confirme qu’un complément alimentaire peut, malgré toutes ses vertus, ne pas séduire le consommateur, tout simplement. Peut-être que sa galénique, disponible en France uniquement sous forme de poudre, a pu en limiter l’attrait…

Superstar de 2015 ?

Il se trouve qu’on en reparlera très bientôt puisqu’outre-Manche, le pain de singe est en train de détrôner le kale et les baies de goji au rang d’aliment ou complément alimentaire superstar. Tout le monde ne parle plus que de ce fruit acidulé en Angleterre. À tel point que The Telegraph et The Huffington Post anglais lui consacrent leurs très sérieuses pages, soulignant que, outre ses propriétés médicinales, le pain de singe suscite l’unanimité dans les salons de thé comme dans les restaurants les plus huppés. Certains pourraient ne voir ici qu’un effet de mode, par définition suspect et à fuir. Nous préférons profiter de cette aubaine pour vous reparler de ce fruit prodigieux.

Taillé pour les records

Fruit prodigieux, donc, d’un arbre spectaculaire : le baobab. De la famille des Bombacées, ce dernier peut vivre entre 500 et 2 000 ans, atteindre les 20 mètres de haut et les 40 mètres de circonférence. De cet arbre sacré, emblème du Sénégal, pousse un fruit dont les Africains utilisent la pulpe, aussi bien comme mucilage pour nettoyer les plaies que comme base d’un jus lorsque l’endocarpe (ladite pulpe contenant une centaine de graines) est mélangé à l’eau. Ce jus au goût acidulé et rafraîchissant, appelé boye, possède une propriété antidysentérique grâce à sa forte teneur en pectine.

L’endocarpe de pain de singe semble taillé pour battre tous les records. Peu calorique, il n’en offre pas moins des vertus hors norme. Il est riche en fibres solubles et insolubles, en vitamines C, A, B1, B2 et en minéraux essentiels comme le calcium, le potassium (il en contient six fois plus que la banane), le fer et le manganèse. À titre d’exemple, le fruit du baobab contient trois fois plus de vitamine C que le kiwi ; antioxydant puissant, chaque gramme renferme plus du double de phénols que les baies de goji ; il est aussi naturellement riche en calcium. Pour conclure une liste non exhaustive, la présence de bêta-sitostérol (un phytostérol) en fait un allié intestinal contre le cholestérol.

Peu de contre-indications

Précisons par ailleurs que la poudre de baobab ne présente aucun risque toxicologique et que c’est un produit des plus sûrs. Toutefois, dans des consommations excessives, il apparaît qu’un effet laxatif se manifeste, et un inconfort digestif est à noter dans certains cas, lors d’une consommation de pulpe supérieure à 20 g/j. Pas de quoi s’alarmer pour autant, ni lancer un plan de crise sanitaire en attendant de voir si, effectivement, la perfide Albion réussit à remettre au goût du jour la consommation de cet extraordinaire fruit.


Info et point de vente : Poudre de baobab
www.la-vie-naturelle.com