Les infections alimentaires : comment s’en protéger

Les toxi-infections sont d’autant plus susceptibles de nous atteindre que notre organisme connaît certaines faiblesses. En cas d’inflammation chronique de la muqueuse intestinale, de déficience immunitaire chronique ou passagère, d’alimentation pauvre en vitamines et minéraux, nous laisserons plus facilement passer les bactéries. C’est pourquoi il est essentiel de veiller au bon état de sa flore intestinale et de ne pas négliger certains gestes d’hygiène. En cas de problèmes, quelques remèdes se révèlent efficaces.

 

Conserver un bon état immunitaire

La conservation d’un bon état immunitaire est essentielle pour donner moins de chances aux bactéries ou parasites de vous contaminer. Il s’agit donc d’entretenir le premier organe immunitaire de notre organisme, c’est-à-dire l’intestin. Pour cela, l’alimentation doit être la moins toxique possible et la plus riche en micronutriments et en énergie, c’est-à-dire issue de l’agriculture biologique et, mieux encore, biodynamique. La composition des menus doit se rapprocher du régime méditerranéen. La capacité à bien gérer le stress est également importante. Enfin, il faut savoir que votre immunité sera mieux préservée si vous habitez loin des sources importantes de pollution et dans un habitat ne libérant pas de toxiques dans l’air.

Par ailleurs, comme les apports quotidiens recommandés en vitamines et minéraux sont rarement suffisants aujourd’hui, il est conseillé de prendre régulièrement un complément qui cependant ne comprend ni cuivre, ni fer, ni manganèse (car ces trois minéraux, même en léger excès, aggravent les phénomènes d’oxydation) comme D Vital (1 cp/j). En cas de troubles digestifs chroniques, il est intéressant de prendre de la Boswellia serrata (4 gélules par jour) qui exerce une action anti-inflammatoire profonde. On y ajoutera des probiotiques associés à des prébiotiques, des micro-organismes complémentaires. Des études récentes ont permis de montrer que l’efficacité des probiotiques (bonnes bactéries) est étroitement liée à la quantité de prébiotiques (sucres simples dont ces bactéries se nourrissent). Le dosage entre les deux permet donc d’augmenter l’efficacité. Le produit Bactivit contient par exemple 5 g par sachet de prébiotiques qui assure aux bactéries une bonne capacité de développement en milieu sinon hostile. Prendre 1 sachet par jour pendant une à deux semaines, puis 1 sachet deux à trois fois par semaine en entretien pendant quelques mois. Attention, certaines personnes sensibles sont susceptibles de présenter des ballonnements du fait de la forte teneur en sucres simples. Il leur est conseillé de réduire les doses en procédant ainsi : 1/3 de sachet par jour les trois premiers jours, 1/2 sachet par jour les deux jours suivants, puis 1 sachet par jour.

Les précautions à suivre

On sait qu’un peu plus de 30 % des TIAC surviennent dans le cadre familial ! Ces contaminations sont donc tout à fait évitables. Pour ce faire, un certain nombre de gestes doivent être connus et scrupuleusement respectés.

 

Respecter et connaître la chaîne du froid

Il faut donc réduire le temps entre l’achat d’un produit et le moment où on le stocke au réfrigérateur. Par exemple ne laissez pas les plats cuisinés plus de deux heures à température ambiante. Une bonne utilisation du réfrigérateur s’impose également. Par exemple, il faut savoir que, selon les modèles, les températures les plus basses sont soit en bas de l’appareil, soit en haut (à l’exception des appareils à pulsion d’air qui maintiennent la température à un niveau uniforme). N’hésitez pas à vérifier les températures annoncées par le constructeur. Utilisez pour cela un thermomètre préalablement immergé dans de l’eau, de l’alcool, ceci afin de limiter les fluctuations dues à l’introduction d’air chaud à l’occasion de l’ouverture de la porte. Veillez au bon état des joints d’étanchéité et remplacez-les en temps voulu. Ou remplacez le réfrigérateur si l’appareil est défectueux. Car il ne faut pas oublier que la reproduction bactérienne est seulement ralentie entre 0 et 5 °C et qu’elle n’est stoppée qu’en dessous – 18 °C.

 

 

Les gestes d’hygiène en cuisine

  • Commencer par se laver les mains au savon de Marseille.
  • Vérifier la propreté des instruments de cuisine avant de toucher les aliments. Et les relaver après chaque usage, notamment les planches à découper.
  • Interdire l’accès de la cuisine et plus encore du plan de travail aux animaux domestiques.
  • Ne pas cuisiner en cas de furoncle et de plaie infectée, même sous traitement antibiotique !
  • Ne pas éternuer, tousser ou postillonner au-dessus d’un aliment.
  • Ne pas se passer la main dans les cheveux, ni s’essuyer le nez avec le revers de la main, pendant la préparation du repas.
  • Ne pas tremper le doigt dans un plat afin de le goûter.
  • Passer les œufs sous l’eau avant de les casser.
  • Laver minutieusement les fruits et les légumes avant de les préparer.
  • Pour la préparation de plats froids (carpaccio, gaspacho, sushi, tartare), congeler auparavant les aliments pendant au moins sept jours.
  • Toujours réchauffer les restes, avant de les consommer.
  • En cas d’utilisation de conserve, vérifier sa qualité et sa date de péremption. Jeter toute boîte gonflée, signe de botulisme qui est un danger mortel !
  • Consommer rapidement les produits décongelés car la majorité des germes non seulement survit à la congélation, mais se développe rapidement dès que celle-ci cesse puisqu’elle trouve des nutriments en abondance dans le contenu cellulaire qui s’échappe des détériorations faites par le froid dans les végétaux comme dans les viandes.
  • Pour la même raison, ne jamais recongeler un produit décongelé.

Les aliments qui nécessitent de la prudence

Il est fortement recommandé pour les personnes immunodéprimées (que ce soit du fait d’une maladie comme le sida, le cancer, la cirrhose du foie ou d’un traitement immunosuppresseur) d’éviter les aliments suivants : la charcuterie en gelée, les rillettes, les pâtés et le foie gras, les fromages au lait cru et la croûte des autres fromages mais aussi les poissons fumés, les coquillages crus (huîtres notamment), le surimi, le tarama, les graines germées crues.

De plus, pour ces personnes il est préférable de consommer des produits préemballés que ceux achetés à la coupe.

 

Les gestes d’hygiène quotidienne

  • Se laver les mains au savon de Marseille après tout geste possiblement contaminant (après avoir touché des aliments crus, après être allé aux toilettes, après avoir changé la couche d’un bébé ou la litière d’un animal de compagnie).
  • Éviter de placer le lave-linge dans la cuisine : la proximité de vêtements sales expose à un risque accru de TIAC.
  • Veiller à renouveler les torchons, les essuie-mains, les éponges.
  • Sécher les surfaces à l’aide d’un torchon sec ou d’un tissu absorbant à usage unique.
  • Nettoyer régulièrement les surfaces de travail ainsi que les poignées des tiroirs et des portes des différents appareils.
  • Renouveler dans les temps conseillés les matériaux de filtrage de l’eau du robinet, que les appareils soient ou non connectés de façon permanente à la conduite d’eau car le charbon actif, les matériaux filtrants et les résines échangeuses d’ions qu’ils utilisent sont des lieux où les bactéries peuvent facilement adhérer puis se développer quand leur date d’efficacité garantie est dépassée.

 

Les risques potentiels

  • Surveiller l’eau du robinet, notamment en cas de séjour à l’étranger (en Afrique, en Asie principalement) mais aussi en Occident à la suite de violents orages susceptibles de dégrader sa qualité.
  • Toute cueillette de fruits et légumes sauvages doit être lavée très soigneusement, en sachant que les œufs d’Echinococcus multilocularis dont ils peuvent être souillés par contact avec les déjections de renards et de chiens ne sont pas totalement détruits… La cuisson de ces produits, notamment les baies, est donc toujours préférable.
  • Ne jamais donner à lécher une assiette à un chien ou un chat.
  • L’été, installer des moustiquaires aux fenêtres et utiliser du papier tue-mouches afin d’éviter toute contamination par les insectes volants.

 

Réagir en cas de TIAC

Avant toute chose, il est essentiel d’appeler un médecin et d’accepter l’hospitalisation si celui-ci le recommande car il peut y aller de votre vie ! Cela dit, dans la majorité des infections non gravissimes, certains compléments peuvent se révéler d’une très grande aide.

 

Contre l’infection bactérienne elle-même, sont conseillés au choix :

  • L’extrait de pépins de pamplemousse, du fait de son action antibactérienne. Posologie : 30 gouttes deux fois par jour chez l’adulte jusqu’à guérison.
  • Digest’Arom, un complexe de 10 huiles essentielles reconnues pour leur activité antibactérienne. Posologie : 10 gouttes dans un verre d’eau une à deux fois par jour, après les repas.
  • OAKY, ou vinaigre de chêne, dont les effets antimicrobiens ont été vérifiés en Corée. Non seulement il éradiquerait les bactéries indésirables en seulement trois jours, mais il restaurerait la muqueuse intestinale. Utiliser 2 ml dans 50 ml d’eau trois fois par jour après les repas, pendant trois jours minimum.

Contre les manifestations digestives

  • L’extrait de Chrysanthellum americanum : dès que les fonctions hépatobiliaires sont mises à mal : de 600 à 1 200 mg par jour chez l’adulte jusqu’à restauration de ces fonctions.
  • L’élixir végétal de la Grande Chartreuse : complexe de 130 plantes médicinales, réputé pour ses fonctions réparatrices, notamment du système digestif.

 

Pour la restauration de la flore et de l’immunité de la muqueuse intestinale

Un complexe probiotiques/prébiotiques.

  • Probiophyt : 2 gélules deux fois par jour à prendre un quart d’heure avant les repas, pendant une à plusieurs semaines selon le terrain.
  • Bactivit : 1 sachet par jour pendant une à deux semaines, puis espacer selon le terrain.

 

À savoir : attention au barbecue

Les souches bactériennes les plus retrouvées en collectivité sont Salmonella enterica (76 %), Staphylococcus aureus (12 %) et Clostridium perfringens (5 %). En dehors des collectivités, les salmonelloses sont encore prédominantes. Ceci est lié à la consommation crue ou insuffisamment cuite de produits d’origine animale : lait, œufs, charcuterie, viande de porc ou de volaille. À ce titre, attention tout particulièrement au barbecue qui est la première source d’intoxication alimentaire en privé.

 

 

Trousse d’urgence : Qu’emporter en voyage ?

 

Avec ces quatre produits vous pourrez partir tranquille :

  • Œmine Colic : à base de cannelle et de myrtille, il permet de prévenir les toxi-infections. En prévention, prendre 2 gélules le matin. Sinon, dès le début des symptômes (gastro-entérite, colite infectieuse…), 2 gélules toutes les 4 heures.
  • Un extrait de pépins de pamplemousse, du fait de ses propriétés à la fois antibactériennes, antifongiques et antiparasitaires. Par exemple Citrobiol : de 10 à 30 gouttes 2 fois par jour dans un verre d’eau.
  • Du Desmodium ascendens, protecteur hépatique par excellence : 600 mg, 3 fois par jour en moyenne.
  • Un complexe probiotiques/prébiotiques. Par exemple, Bactivit : 1 sachet par jour le temps de séjour à l’étranger.

 

 

Compléments alimentaires

 

  • Élixir végétal de la Grande Chartreuse
    Chartreuse Diffusion - Tél. : 04 76 05 81 77


Adresse utiles 

Liste des centres antipoison : www.centres-antipoison.net

Conseils aux voyageurs : www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html