Bisphénol A : les dégâts continuent via la peau

Les preuves s’accumulent pour dénoncer le bisphénol A comme un des plus sévères perturbateurs endocriniens qui soit. Et on s’aperçoit que ses modes de contamination pourraient être diversifiés. Jusqu’à présent, les recherches ont surtout porté sur la migration du BPA via certains contenants alimentaires (biberons en plastique ou intérieur des boîtes de conserve), qui contaminent la nourriture. Mais une équipe de l’INRA de Toulouse vient de montrer que la peau constitue vraisemblablement une autre porte d’entrée.

Pour cela, les chercheurs de l’INRA ont développé des explants de peau et ont constaté que le BPA traverse la barrière cutanée quelle que soit la quantité déposée. Concrètement cette contamination peut se faire via les factures ou autres tickets de caisses, des papiers qui utilisent le BPA comme révélateur de l’impression.

D’ailleurs, en août dernier, une équipe américaine avait constaté que le niveau résiduel de BPA était plus important dans l’organisme des caissières. En tout cas, cette nouvelle piste pourrait expliquer l’importance des résidus de BPA mesurés dans les tissus humains : en effet, lors d’analyses on retrouve une quantité de BPA bien trop élevée pour qu’elle ne provienne que des aliments (référence sur laquelle les autorités de santé se basent pour calculer la dose journalière acceptable). Ces tout derniers résultats confirment, ce qui n’est pas vraiment rassurant, que le BPA utilise différents modes pour pénétrer notre organisme. 


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