Ondes électromagnétiques : le cri d’alarme de l’Europe

Les 47 pays membres du Conseil de l’Europe disent non au tout électromagnétique, et oui au principe de précaution en attendant des études sérieuses et indépendantes. C’est en substance la teneur d’un long rapport parlementaire voté fin mai qui estime qu’on doit éviter les erreurs du passé, comme « ce fut le cas pour l’amiante, l’essence au plomb ou le tabac ».

Le rapport touche de nombreux domaines : téléphonie, micro-ondes, appareils de surveillance des bébés, etc. Pour les portables, il réclame l’application du principe ALARA (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire «du niveau le plus faible raisonnablement possible ». Il préconise notamment l’interdiction à l’intérieur des écoles en dénonçant « des risques de tumeur à la tête pour les enfants » et exige notamment « l’usage d’internet filaire dans les écoles ».

Il souhaite aussi que soient mises en place des « zones blanches » (non couvertes par les réseaux sans fil) pour les personnes « électrosensibles ». Le Conseil de l’Europe dénonce par ailleurs des «conflits d’intérêts », soulignant que 33 % seulement des études financées par les industriels concluent à l’existence d’effets nocifs contre « plus de 80 % quand les études sont financées par des fonds publics ». Et réclame un changement de procédure d’autorisations pour l’installation d’antennes relais. Un véritable réquisitoire.